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 Lets make justice, darling.

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MessageSujet: Lets make justice, darling.    Mar 23 Aoû - 11:13



Lets make justice, darling.

sereryse y. balshilek



La journée n’était aussi prometteuse que Leodeheris l’avait espéré la veille… En effet, il avait reçu un message dans la journée, lui commandant de se rendre immédiatement au palais de justice car, ils avaient retrouvé son fils, le traitre. Celui qui avait fait passer bon nombre de criminels, qui n’avaient donc pas reçu leur sentence, juste et loyalement calculée. Leod trouvait ça scandaleusement inacceptable de la part de son propre fils, celui qui avait trouvé une bonne place au Palais, et qui travaillait convenablement… enfin. Jusqu’à ce qu’on se rende compte de tout le ‘travail’ qu’il avait fait en réalité… Ce petit saligaud avait passé son temps à faire passer en douce, des dossiers de futurs Amputés, pour leur éviter cette peine. Mais pourquoi au juste ?! Que celui lui rapportait-il ?! De l’argent ?!! Même pas… C’était outrageusement décevant de sa part et Leod n’en avait pas fermé l’œil de la nuit…

Aujourd’hui c’était le jour J. Celui où Palareth recevrait sa punition, à lui ! Comme il est indiqué dans les lois, Leod n’a pas le droit de juger son propre fils. Mais il serait dans la tribune des témoins, en tant que père, il avait tout de même le droit d’apporter son témoignage, quant à l’exorbitante faute que venait de commettre son fils. Mais alors que tout le monde s’attendait à ce que Leodeheris défende son fils, pour éviter de trop salir le nom des Balshilek, ce dernier n’avait pas dit un mot, muet de honte et de rage à la fois, son regard s’était fait glacé et son comportement, tel un Pilier de marbre royale digne d’un Pilier du Palais de Justice, imperturbable mais tout de même présent. Il n’avait pas dit mot de toute la journée. En allant et en revenant du Palais. Même lors de son témoignage, ses mots se firent courts et concis, allant droit au but du fond de ses pensées… Tel le juge impartial qu’on lui reconnaissait tellement. Il avait plaidé pour la peine. Son fils allait être Amputé pour avoir salis le nom de sa famille. Leod sortir du la salle de jugement, sans adresser un seul regard à son fils, si ce n’est que ce regard froid et distant qu’il lui connaissait, mais cette fois, emplit de haine et de colère. Un regard profondément noir, source d’une revanche certaine, une vengeance programmée, une souffrance promise. Pauvre fou !

Il rentra chez lui en début de soirée, comme prévu. Il ne s’était guère arrêté en chemin, malgré les pauvres regards jugeurs de compassions ou de mépris qui le fixèrent lorsqu’il passa son chemin. Les avis quant à son témoignage variaient forcément. On le trouva dur, tout autant qu’on le plaignait d’avoir un tel fils… Tout dépendait bien entendu de la classe sociale ! Apathique, il marchait dans la neige, son long manteau gris foncé orné d’une écharpe soigneusement pliée autour de son coup, suivait le rythme de ses pas. Ses mains gantées de cuir noir, marquaient également ce rythme de marche neutre, comme si rien ne s’était passé. Beaucoup l’admirait pour ça. Comme si rien ne pouvait l’atteindre hors, en lui, un volcan en ébullition depuis hier, souffle ses miasmes imaginaires tout autour de lui.

Passé la porte, il enleva ses gants qu’il déposa sur une petite console discrète, près d’un portemanteau remarquable. Une servante vint l’aider à enlever sa veste et elle mit soigneusement son écharpe autour du col de celle-ci, avant de l’accrocher minutieusement, avant de repartir aussitôt, voyant le visage de son maître, elle comprit tout de suite qu’il ne valait mieux pas rester. Sa présence pouvait l’énerver d’avantage. Andrastarias, qui s’était montrée très calme jusque-là, s’assit à côté de son maître et le regarda… « Tu as fait ce qu’il fallait Leodeheris. » « Là n’est pas mon soucis Andrastarias… Qu’est-ce que les gens vont dire sur nous à présent ? » Dit-il, en réponse à sa fidèle Daemon.


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MessageSujet: Re: Lets make justice, darling.    Mar 23 Aoû - 19:05

Let's make justice, darling.

Family first.


Le binturong tourne encore et encore dans la pièce, sa moitié assise occupée à sa correspondance aussi immobile et froide qu'une statue, ignorant entièrement son âme agitée. Agressive même, domestiques comprenant rapidement que la pièce est à éviter sous peine de voir le dæmon montrer les crocs et approcher, pelage gonflé et aura menaçante en émanant. Il pourrait faire concurrence à Andrastarias dans cet état, colère de Sereryse se déversant en lui faute de pouvoir trouver un autre moyen de s'exprimer. En colère contre Palareth et Guinerain, en colère contre Leodeheris et Andrastarias, en colère contre eux-mêmes, les lettres finalement reposées dans un son sec alors que la matriarche se redresse et part se changer, femme de chambre convoquée l'aidant à passer une robe de promenade, son minuscule chien aux grandes oreilles frangées de poils tremblant sous le regard noir de Norhwenar pendant que sa moitié habille sa maitresse le plus rapidement possible. Il faut sortir, prendre l'air, tant pour échapper à l'atmosphère étouffante de l'hôtel que dans l'espoir d'entendre une quelconque bribe d'information sur le sort de Palareth.

Sortir n'aide pas, loin de là. Le verdict a été rendu, rumeur se répandant telle une trainée de poudre, et la matriarche ne tarde pas à reconnaître un collègue de son époux, tête s'inclinant dans sa direction et bras tendu vers lui, l'homme lui prenant poliment comme l'exige l'étiquette tandis que sa buse de Harris fixe Norhwenar en silence, binturong l'ignorant entièrement. Ils ont une réputation à maintenir, et Sereryse peint son visage en une expression de neutralité teintée de hauteur alors qu'elle est informée à voix basse du sort de son fils, libérant son escorte avant de reprendre la direction de chez elle, colère montant d'un cran encore. Palareth Sentencé, Leodeheris préférant sa bien-aimée Justice à son fils, crachant sur le principe clé de sa famille, sur cette solidarité que les Balshilek sont censés avoir les uns envers les autres et qui fait partie de leur éducation. Elle peut comprendre qu'il soit en colère, mais ne pas parler pour défendre sa propre chair, elle ne peut pas lui pardonner, yeux clairs s'assombrissant de rage tandis qu'elle rentre dans l'hôtel, regard tombant aussitôt sur une domestique qui s'éclipse aussitôt, la tête basse, matriarche et son âme reprenant aussitôt la direction de leurs appartements. Leodeheris ne rentrera que ce soir et elle planifie rapidement comment lui faire sentir tout son mécontentement, lèvres frémissant avant qu'elle n'ordonne de lui envoyer le cuisinier.

Leodeheris aura les mets qu'il apprécie le moins à table ce soir, le café qui lui sera servi sera de la variété qu'il dédaigne et qu'elle affectionne, son bureau ne sera pas chauffé autant qu'il devrait l'être. Rien qui puisse être ouvertement reproché aux domestiques, et ils ont l'ordre de dire que la décision vient d'elle de toutes manières, mais elle tend rendre la soirée de son époux aussi inconfortable qu'elle l'ose. Ce n'est pas une rébellion ouverte, leur éducation ne leur permet pas d'agir avec tant d'indignité, mais elle entend lui faire sentir sa désapprobation combien même elle ne lui dira pas réellement à quel point elle lui en veut d'avoir ainsi abandonné leur enfant. Palareth doit être puni, cela elle n'en doute pas, la Loi se doit d'être respectée. Mais six mois ? Et un père qui parle sans défendre son sang ? Cela elle ne peut lui pardonner, robe de nouveau changée, remplacée par une tenue d'un rouge sombre et mat, les bijoux qu'elle place à ses poignets et à sa gorge les favoris de Palareth, ceux qu'il demandait à admirer étant enfant. Elle a perdu son fils aujourd'hui. Elle se vêt en fonction, queue de Norhwenar bruissant contre les tapis tandis qu'ils marchent au même rythme que la traîne de sa robe, matriarche s'arrêtant sur le palier et observant son époux de haut, impassible.

"Qu'en est-il de mon fils ?"

Son fils. Pas celui de Leodeheris, pas alors qu'il a préféré sa Justice à son Devoir en tant que père, et Norhwenar les fixe du même regard faussement calme qu'elle arbore, assis immobile aux pieds de sa moitié. Ils ne descendent pas, ils ne saluent pas, ils ne laissent rien transparaitre tandis qu'ils attendent sa réponse à une question dont ils savent déjà l'issue. Palareth est en prison pour la nuit ou déjà de l'Autre Côté, livré à lui-même face à ce monde qui veut le détruire, et son père a contribué à son sort.

Elle pourrait le tuer, en cet instant. Jamais elle n'a autant méprisé, jamais elle n'a autant haï cet homme qu'elle a appris à aimer malgré elle qu'en cet instant. Pour une fois, ce qu'il pense d'elle la laisse indifférente. Qu'il la pense émotionnelle, déraisonnable. Elle peut au moins se targuer de ne pas avoir entacher son honneur en abandonnant son enfant. Même en le condamnant, il aurait pu parler en sa défense, exposer les deux facettes de son être, le juge et le père. Il a préféré n'être que le juge. Il n'a plus le droit d'être son père. Pas avant de s'être racheté auprès de son fils, s'il en a jamais l'occasion.
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MessageSujet: Re: Lets make justice, darling.    Mar 23 Aoû - 21:38



Lets make justice, darling.

sereryse y. balshilek



LDroit, debout dans l’entrée, le maître du lieu était enfin rentré. Accompagné de son Daemon sagement et fièrement assise à ses côtés, c’est en remettant soigneusement ses manches qu’il vit enfin sa femme et son daemon des plus… grotesque. Leodeheris l’avait toujours trouvé un peu ridicule, un peu burlesque. Mais sa femme, quant à elle, avait beau avoir ce type de daemon, elle respectait parfaitement le train de vie du juge, sans être trop maladroite. Soit. Ils n’avaient pas tellement eu le choix de se marier, de vivre ensemble, de se supporter et surtout de s’adapter. Il fallait bien avouer une chose, c’est que Leodeheris s’était parfaitement accommodé des efforts de sa femme. Quant à ses efforts à lui, ils étaient plutôt rares… Certes. Mais quoi qu’il en soit, il l’appréciait pour ça.

Il la contempla, trônant sur ce palier dominant la scène, toujours en réajustant ses manches, il balada son regard du haut, jusqu’en bas de la tenue de sa femme, haussa les sourcils et se reconcentra aussitôt sur ses manches. Elle avait vêtue cette tenue… Non pas que la robe déplaisait au Juge, mais disons qu’il reconnut tout de suite les bijoux préférés de Palareth… Ceux qu’elle aimait porter pour lui faire plaisir… Pathétique ! Elle demanda alors sur son ton impassible, vêtue de son air le plus sérieux et le plus noble qu’elle puisse paraître :

« Qu'en est-il de mon fils ? »

Terminant d’ajuster sa tenue entière, il se détourna de sa femme, sans même lui adresser un regard et parti en direction du petit salon, dans lequel il avait l’habitude de prendre son café, en disant tout en se détournant et en marchant, sans le moindre cillement :

« Je ne réponds guère aux questions rhétoriques ma mie… »

Lui annonça-t-il, dans le même souffle, presque comme un soupire, soulignant l’évidence de sa remarque. Elle savait ce qu’il était advenu de son fils. Elle connaissait le caractère de Leodeheris. Elle aurait du savoir, elle aurait dû calculer ce qu’il allait dire au jugement, ce que tout le monde attendait de lui. En tant que patriarche des Balshilek, il ne pouvait se permettre de perdre la face, fasse au Nirvail, face à Balgram.
Marchant, presque comme un monarque que l’on venait de trahir, Andrastarias le suivant à son côté comme son ombre, dédaignant même d’adresser une once de considération pour les êtres vivants dans le hall et le couloir,  il arriva dans le petit salon et il prit place à cette table, sur son siège habituel, où une nappe en dentelle était soigneusement préparée pour accueillir son moment de pause.

Une fille de service vint immédiatement poser une sous-tasse de céramique fragile presque translucide où le travail était réellement remarquable, devant lui, avec une petite cuillère en argenterie fine et tout ce qu’il fallait pour agrémenter cette tasse qui n’est pas là. La servante demanda alors, en bégayant ; grave erreur qui fit relever d’avantages ces sourcils d’indignation, provoqué par ce sentiment de non-professionnalisme :

« Dois-je mettre un couvert à madame ? »

Leodeheris, sans même considérer cette personne, répondit spontanément :

« Je ne sais pas mon petit ! Demandez à la principale intéressée voyons ! »

Comme si cette dernière venait de commettre l’affront de lui avoir adressé la parole pour lui poser une bête question. Le ton était un peu énervé, mais Andrastarias lui adressa un message :

« Calme-toi Leodeheris… tu risques de friser le ridicule, tout comme eux ! »

Dit-elle en désignant du regard Sereryse et Norhwenar. Leod soupira alors longuement, les paumes posées sur la table, les bras tendus. C’est bon, il n’allait pas se laisser envahir par la colère. Cela ne servait effectivement à rien. Droit comme un i, ses doigts tapotaient la surface de la table dans cette longue attente de cette fichue tasse de café…

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MessageSujet: Re: Lets make justice, darling.    Mer 24 Aoû - 11:23

Let's make justice, darling.

Family first.


Il ne se répète pas non, mais elle aurait voulu l'entendre le lui dire, admettre que son fils est moins important à ses yeux que sa réputation, se contentant d'incliner la tête sans bouger plus avant ni commenter. Son admission signifie ce qu'elle sait déjà, après tout, et elle ne goute pas de devoir faire l'imbécile simplement pour lui arracher les mots de la bouche, optant à la place pour enfin le suivre dans le petit salon, Norhwenar au creux de ses bras plutôt que marchant à ses côtés. Leodeheris en pensera ce qu'il voudra (il prendra cela pour une marque de faiblesse, elle le sait pertinemment), elle choisit le réconfort de son âme qui gronde doucement dans son esprit tant de mécontentement que pour l'apaiser. Elle n'est pas seule dans son indignation, sourire furtif disparaissant pour laisser la place à l'impassibilité tandis qu'elle pénètre dans la pièce. La question bégayée par la domestique lui fait hausser un sourcil alors que Norhwenar retrouve le sol et fixe son attention sur le lapin aux longues oreilles qui la suit, dæmon se dissimulant derrière sa moitié satisfaisant le binturong.

"Ajoutez un couvert, merci. Et allez trouver Natonne ensuite, elle vous trouvera un poste à la cuisine."

"Oui Madame. Merci Madame."

Avec un dæmon pareil, elle n'aurait jamais dû être placée hors de la cuisine, matriarche faisant une note mentale de s'entretenir avec le majordome le lendemain avant de prendre place en face du juge, remerciant la fille d'un geste de la tête avant de placer Norhwenar sur ses genoux, le binturong posant aussitôt sa tête sur ses pattes et commençant à contempler le vide, son étrange odeur montant au visage de sa moitié tandis qu'elle fait courir ses doigts dans sa fourrure épaisse dans un geste apparemment distrait, automatique. Le silence s'étend sans qu'elle ne cherche à le briser, seul le tapotement des doigts de Leoderis le perturbant. Un signe d'impatience, étrangement satisfaisant pour elle. L'arrivée du café en serait presque décevante, mais elle anticipe sa réaction tandis qu'elle porte sa tasse à ses lèvres et congédie la servante. Inutile pour elle d'être dans la pièce lorsque le patriarche Balshilek sentira le gout d'un autre café que son favori.

"Combien de temps ?"

Inutile de préciser davantage, elle espère qu'il ne lui fera pas l'insulte de la penser plus stupide qu'elle n'aime à paraître et saura qu'elle est curieuse de la durée de la Sentence de Palareth. S'il ne le fait pas, s'il évite la question... s'il ne le fait pas, ce ne sera qu'une preuve de plus de ce qu'il pense d'elle, n'est-ce pas ? Il n'empêche. Elle accorde une pensée fugace à cette petite parvenue que son fils a épousé. Elle n'a rien entendu sur elle et la suppose remise en liberté. Elle est curieuse de savoir ce qu'elle fera désormais. Demandera-t-elle un divorce en prouvant combien elle est en réalité faible, ou lui restera-t-elle fidèle ? Si elle décide de rester son épouse, elle prouvera qu'elle a la force nécessaire pour porter le nom des Balshilek, qu'importe l'opinion de Leodeheris sur elle. Il faudra chercher comment l'aider, dans ce cas. Comment la détruire dans l'autre cas. La vue de son époux portant sa tasse à ses lèvres attire son attention. Qu'il goûte. Alors seulement elle parlera.

"Je me dois de vous informer, j'ai dû prendre la décision de changer notre fournisseur de café et de sucre. Nous avons découvert qu'il mentait, Natonne a trouvé de la craie dans le sucre. Nous utilisons notre second fournisseur pour l'instant, mais comme vous le savez peut-être, il ne vend pas vos grains habituels, nous devons donc utiliser une autre variété pour l'instant. Délicieuse, vous ne trouvez pas ? Bien entendu, si vous ne l'aimez pas, je ferai mon possible pour trouver un fournisseur qui ait votre café habituel, mais je crains que cela ne risque de prendre un peu de temps. Ce n'est pas une variété des plus répandues, comme vous le savez."

Il ne le sait probablement pas, la gestion de l'hôtel est son domaine après tout, et elle n'a jamais laissé transparaître l'étendue de ce que cela couvre. Elle est responsable des employés, elle compose les mens, organise les dîners, s'assure de gérer tous les petits soucis du quotidien qui sont inévitables dans une telle demeure de sorte à ce que Leodeheris ne voit rien de ce qu'il se passe en son absence et ne suspecte pas un seul instant tout le travail que cela représente. Mais elle est contrariée, et le fournisseur leur a en effet menti. Une seule et unique fois, le problème promptement réglé. Il n'empêche... elle a suffisamment envie de rendre la vie de son époux légèrement plus difficile pour accepter de subir le processus ô combien ennuyeux de sélection d'un fournisseur.
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MessageSujet: Re: Lets make justice, darling.    Jeu 25 Aoû - 14:27



Lets make justice, darling.

sereryse y. balshilek



La petite posa alors la question à sa femme, sous la non-attention dont Leodeheris faisait preuve. En apparence certes, mais cela ne l’empêchait pas d’entendre que sa femme allait se joindre à lui, pour partager un moment autour d’une tasse de café, tant attendu par le patriarche. Seulement, le juge soupira, se doutant qu’elle allait très certainement le noyer de questions quant au sort de son fils, et même de ce qu’il aurait dît durant la séance. Il s’attendait à des questions. Beaucoup de questions car, en tant que mari très attentionné et attentif, il ne savait absolument pas que sa femme aimait aller aux ragots et chasser les informations elle-même, dites en rue ou par la bouche des connaissances qu’elle côtoie et lui aussi. Même si elle faisait sa petite enquête dans son dos, il n’en avait que faire ! Sans doute que son poste de direction de l’hôtel ne lui apportait pas assez de satisfaction ou assez d’occupation que pour se préoccuper de ce qu’il se dit dehors…

Sereryse s’assis en face de lui, avec son daemon sur les genoux, qu’elle caresse presque instinctivement et automatiquement. Leod le regarda le temps d’une seconde et trouvait ça non pas répugnant, mais presque. Quant à Andrastarias, elle déglutit en voyant la scène, retenant sans doute une remontée acide, comme on a l’art de l’appeler. Elle demanda alors sur un ton froid et neutre pour combien de temps en avait son fils. Elle porta ensuite sa tasse à ses lèvres, alors que celle de Leod arrivait seulement. Il répondit, les sourcils relevé et en inspirant, sur un ton presque agacé :

« Le temps nécessaire… »

Dit-il, sur ce ton, ton illustrant l’inutilité de cette réponse à cette question. Sa tasse arriva enfin sous son nez et la prise directement entre ses doigts, la portant à ses lèvres et avant même de respirer cet arôme différent, il porta son regard lourd sur sa femme et ajouta d’une voix rauque et sombre, mais lentement dicté, il annonça la durée :

« … six mois… »

C’était ce qu’il méritait. Il scruta sa femme du regard et on aurait presque deviné un sourire sur les lippes d’Andrastarias qui se réjouissait de savoir être débarrassé de Guinerain. Mais une chose était certaine : c’était la sentence proposée par le juge, pour la faute qu’il a commise et ce, en la préméditant depuis trop longtemps… Pour une affaire semblable, l’impitoyable juge Balshilek avait condamné un citoyen à errer de l’Autre Côté pendant neuf mois, pour une faute encore moins grave, proportionnellement à celle qu’avait commise Palareth… Donc au final, même si Leodeheris trouvait la sentence plutôt légère à ses habitudes, au moins, elle était largement méritée.

Il porta enfin le bord de sa tasse à ses lèvres et sa femme jugea utile de seulement le prévenir lorsqu’il but sa première gorgée, qu’ils avaient changée de fournisseur, faute d’un mensonge grave de la part de ce dernier. Leodeheris fronça les sourcils, regardant le contenue de sa tasse et avalant malgré lui sa gorgée infecte. Il répondit alors, un peu dégoûté de ce qu’il venait de boire :

« Je n’ai que faire de vos décisions ma chère ! Si vous jugez utile de changer de fournisseur, débrouillez-vous pour qu’au moins, ça ne se remarque pas ! »

Dit-il sur un ton un peu agressif, en dénigrant toujours sa tasse des yeux. Puis, en relevant son regard vers sa femme, il adoucit son ton pour ajouter à son attention :

« Vous aurez l’amabilité de vendre ce comique aux autorités. Nous nous occuperons de son cas au Palais de Justice. »

Dit-il alors en se levant et en laissant sa tasse de faux café, là. Mais avant de quitter la table, il lui demanda tout de même :

« Rassurez-moi, le menu de ce soir n’a guère changé lui ?! »

Attendu-t-il, avant de décider de l’itinéraire à prendre en fonction de la réponse de sa femme…

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MessageSujet: Re: Lets make justice, darling.    Sam 3 Sep - 11:37

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Le pelage de Norhwenar est étrangement rugueux sous ses doigts, poils du dessous rêche mais sous-poil doux et épais tandis qu'il laisse la place à la peau, le dæmon se laissant paresseusement flatter, somnolent en apparence seulement tandis qu'il suit le flux et le reflux des émotions de sa moitié en lui. Ils le savent, le geste semble mécanique vu de l'extérieur, un simple contact que nombre de nobles et bourgeois trouveraient parfaitement normal, et considèreraient comme une manière de garder le maladroit dæmon en place, l'empêchant d'aller causer quelque catastrophe. Ils ne voient pas l'échange muet, le partage constant des émotions, les pensées qui font écho, la manière dont ils font un plutôt que deux, et ils en tirent parti. Mais ils lisent aisément le dédain qui leur fait face, et l'agacement dans la voix de Leodeheris. Grand bien lui fasse... il a laissé condamner son fils à six mois de l'Autre Côté, et aussitôt, elle sait qu'elle lui en voudra toujours, Sereryse. Ce geste, elle ne lui pardonnera jamais, tandis que ses lèvres affichent un air de compréhension factice teinté de regret. En comparaison, une soirée inconfortable pour le juge est une bien maigre sentence, vraiment, et elle maintient son air désolée alors qu'elle l'informe du problème avec le café.

L'agressivité n'est pas une surprise, pas plus que ne l'est la voix plus douce tandis qu'il lui demande d'envoyer un homme se faire condamner pour une des arnaques les plus classiques qui soient. Elle n'a nul besoin de le faire sentencer pour le punir, de toute manière, Sereryse, quelques mots glissés à portée d'oreille des domestiques les informant que des ragots à ce sujet ne seraient pas punis, et le bruit a aussitôt commencé à circuler dans les maisons nobles. Il perdra une part non négligeable de sa clientèle, et deviendra honnête, ou finira ruiné, et sera alors envoyé de l'Autre Côté en punition pour ses dettes. Nul besoin de plus pour détruire la vie d'un homme. Et il aura au moins une chance de se racheter, de la sorte, contrairement à ce que la Justice autorise. Mais elle tait ses pensées, Sereryse, opinant doucement à la place tout en se jurant de n'en faire qu'à sa tête, Norhwenar relevant un œil paresseux et fixant Andrastarias avant de sembler replonger dans le sommeil. Il distrait la colère de sa moitié à la place, l'indignation qui remonte maintenant qu'elle ne calcule plus. Il la juge, son époux, alors même qu'il serait parfaitement incapable de tenir sa demeure. Il survivra sur du café moins bon le temps qu'elle retrouve un nouveau fournisseur digne de ce nom, ni plus, ni moins. Elle n'a pas la patience pour ses exigences, Sereryse, pas en ce jour, et un sourire d'excuses glisse sur ses lèvres tandis qu'elle annonce à Leodeheris que le menu a malheureusement dû subir quelques changements. Rien qu'il déteste, elle n'est pas assez stupide pour ça, mais des mets que sans haïr il ne recherche pas pour autant, et un plat qu'il apprécie réellement parmi eux pour dissimuler ses intentions. Il ne faudrait pas qu'il décide de ne pas manger après tout, ce serait aller à l'encontre de ce qu'elle désire.

Posément, elle monte sa tasse à ses lèvres, Sereryse buvant calmement son café avant de se redresser après avoir tapoter délicatement ses lèvres de sa serviette, Norhwenar glissant au sol telle une peluche désarticulé avant de se redresser. De l'extérieur, elle ne doit pas sembler se soucier de lui, avoir oublié sa présence et ne pas s'en préoccuper combien même. Mais ils savent que le tapis est épais et la chute douce, que le geste ne génère qu'un vague choc dans son corps de binturong à la fourrure si épaisse, le dæmon baillant et révélant ses crocs acérés de féliniforme par la même occasion tout en se redressant, longues griffes courbées jouant sur le tapis avant de disparaitre partiellement sous ses poils. Il ne croise pas le regard d'Andrastarias, trop effrayé par elle pour ça (ils le sont tous deux vraiment, la chienne est pire que sa moitié, de cela ils ne doutent pas un instant) mais le rappel est néanmoins dans les airs, pour peu qu'ils daignent le voir. Ils ne sont pas que dociles et lents, soucieux de leur confort et de leur quotidien. Ils savent être dangereux, pour peu qu'ils le désirent, et doucement la matriarche place un sourire sur ses lèvres tandis qu'elle observe son époux.

"Je suis curieuse, néanmoins... Palareth a indéniablement commis un crime, qu'importe l'affection que j'ai pour lui en tant que mère, mais l'accusation avait-elle un témoin ? Sûrement il aura été condamné en même temps que lui, si cela est le cas, à moins qu'il n'ait bénéficié de quelque adoucissement de sa peine en l'échange de son aide ? Bien sûr, j'ignore de comment tout cela fonctionne, mais sûrement ces gens sont devenus des criminels quand ils ont échappé à la justice, au même titre que celui qui les y a aidé ?"

Une expression d'incompréhension hante son visage légèrement incliné sur le côté alors que sa question hésitante trouve sa fin, blondeur de ses cheveux attrapant la lumière alors que Norhwenar erre un peu plus loin d'elle et manque trébucher, pattes avant s'emmêlant et manquant l'entraîner, âme se couchant aussitôt au sol dans un soupir. Elle attend la réponse, Sereryse, et prie pour que quiconque a parlé contre son enfant subisse une sentence plus clémente. La Justice ne suffira pas à faire payer le manque à une dette d'honneur après tout, son éducation comme sa rage exigent que quiconque a trahi son enfant paye son geste au prix fort, et si elle doit rester mesurée face à son époux, elle entend se venger contre ceux qui ont cru pouvoir confesser comment ils ont échappé à la justice en jetant son enfant aux loups. Eux, elle ne manquera pas de leur faire découvrir la véritable signification du mot souffrance, tandis qu'elle sourit, expression vacante de réelle intelligence. Que Leodeheris pense qu'elle a de nouveau décidé de lire un des traités sur le droit de la bibliothèque. Elle le tente assez régulièrement pour que cela puisse sembler normal, et après tant de temps, que quelques concepts aient enfin pénétré son esprit ne devrait pas sembler trop anormal. Elle l'espère.
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