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 Faites vos ablutions avant d'entrer.

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❧ MISSIVES : 28
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❧ AVATAR : Iwan Rheon.
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MessageSujet: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Ven 1 Juil - 11:27


Dorante Andersen


Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l'être assez.



NOM ❧ Andersen, une famille qui s'est toujours crue plus importante que ce qu'elle était. PRÉNOM ❧ Dorante. SURNOM(S) ❧ Comment osez-vous envisager ne serait-ce qu'une seule seconde de trouver un surnom à Dorante ? Avez-vous perdu la tête ? Toute déformation de son prénom serait indigne de lui. ÂGE ❧ Vingt-huit ans. EN CE MOMENT JE SUIS A ❧ Telgram, depuis peu de temps. ORIENTATION SEXUELLE ❧ Plus aromantique qu'asexuel, mais à tendance hétérosexuelle tout de même. STATUT CIVIL ❧ Célibataire libre de tout engagement, l'avantage d'être un criminel. CLASSE SOCIALE ❧ Avant, il appartenait à la classe moyenne inférieure. Maintenant, il ne sait plus. MÉTIER ET/OU ÉTUDES ❧ Il acceptera n'importe quel petit boulot temporaire, du moment que c'est payé. GROUPE ❧ Boussole. SOSIE ❧ Iwan Rheon.

Caractère

Dorante est éthéré.
Lorsqu'il était enfant, il était persuadé que, s'il se concentrait suffisamment, il pourrait disparaître complètement et devenir invisible. De cette ancienne certitude, Dorante a conservé quelque chose qui lui donne l'air de ne pas tout à fait appartenir à ce monde. Son esprit semble souvent ailleurs, comme s'il divaguait, et l'expression de ses pensées à voix haute confirme en général cette impression. Dorante n'a pas franchement des idées conventionnelles : il se moque complètement des règles de bienséance instaurées par la société et n'a que faire des questions de bien et de mal, deux principes auxquels il ne croit pas le moins du monde. Les personnes qui le fréquentent ont toujours l'impression que ses paroles sont décalées, comme s'il était incapable de répondre simplement aux questions qu'on lui pose. L'esprit de Dorante est complexe, et bien malin serait celui qui parviendrait à élucider ce mystère.
Bien entendu, Dorante n'est pas mal élevé pour autant : on peut même dire qu'il conserve une sorte de distance polie avec les autres. Il accepte de dire bonjour, au revoir, de remercier quand on lui offre quelque chose, et de tenir la porte pour laisser passer les dames. Ceci dit, il serait prématuré de considérer Dorante comme un gentleman : il semble clairement ne pas s'intéresser aux autres, pas même à son daemon lorsque celui-ci était encore là.
Dorante, cependant, ne tient pas à s'engager davantage dans les relations sociales. Parler lui semble difficile, un exercice désagréable auquel il ne veut pas se livrer. Il préfère s'exprimer de façon différente, par le haussement de ses sourcils, par les traits de son visage, par ses gestes soigneusement maîtrisés. La parole lui semble superflue. Tout sauf nécessaire. Dorante n'ira pas jusqu'à considérer le langage comme une nuisance sonore : il estime seulement qu'il faut l'employer à sa juste mesure. Puisqu'il est introverti et solitaire, il a besoin que les autres respectent une certaine distance avec lui… et ne cherchent pas absolument à lui parler. Dorante ne supporte pas ceux qui le harcèlent de questions ou qui cherchent à tout prix son amitié. Ils étaient nombreux quand il était jeune – maintenant qu'il est amputé, le problème semble résolu.
Si la vie sociale de Dorante est aussi intéressante que celle d'un poisson mort, ce n'est pas le cas de sa vie intérieure, d'une richesse stupéfiante. La très bonne mémoire visuelle de Dorante ainsi que son imagination fertile lui permettent d'apercevoir des images d'un réalisme surprenant lorsqu'il ferme les yeux. Pourquoi s'embêter à survivre lorsqu'on peut s'inventer une vie alternative bien plus passionnante ? Dans ses rêves, Dorante est tout ce qu'il n'est pas : un prince, un guerrier, un sage, quelqu'un d'admirable et d'engagé. Tout ce qu'il aimerait être, en somme, si cela ne demandait pas d'effort surhumain pour être réalisé.
Ceci dit, Dorante laisse de plus en plus de côté ses rêveries éveillées depuis l'adolescence. Il a en effet découvert la spiritualité. Il sait que sa croyance est mal perçue, notamment à cause des rituels qu'il se sent obligé d'accomplir pour se sentir bien, mais Dorante en a besoin. De son point de vue, la laïcité imposée par les dirigeants est une perte terrible pour l'humanité. Dorante ne suit pas à proprement parler une religion : plutôt autonome, il a eu un jour une révélation divine et ne comprend pas pourquoi ses proches le traitent d'illuminé. Il est vrai que la façon dont Dorante voit les choses est souvent assez particulière : son interprétation est bien différente de ce à quoi on pourrait s'attendre. Mais de là à le prendre pour un fou…
Sa foi l'amène à un certain nombre de pratiques peu orthodoxes ayant pour objectif d'atteindre un état de perfection supérieure, notamment à pratiquer l'auto-vampirisme dans le but de se purifier, ce qui a pour conséquence de l'affaiblir physiquement. Quelques fois, il lui arrive de demander du sang à d'autres personnes, mais il n'aime pas avoir recours à cette méthode, car le sang d'autrui est moins précieux que le sien.

 
Questions

CE QUE JE PENSE DE LA POUSSIÈRE ❧ La Poussière est l'un des principes fondateurs de l'univers, mais ce n'est pas le seul. Dorante image qu'elle fait partie d'un immense système malheureusement mal connu des érudits. La Force vitale, représentée par le sang, est l'autre principe majeur qui guide l'univers. La Poussière est la matière, la Force vitale la vie. L'esprit naît de la conjugaison des deux.
Il va sans dire que Dorante considère que ce qui est couramment reconnu pour la Poussière est un tissu d'inepties à bannir de toute urgence. Malheureusement, il est le seul à penser ainsi. Il ne trouve rien d'extraordinaire en son existence.
CE QUE JE PENSE DE L'AUTRE COTE ❧ Dorante a été relativement marqué par son séjour de l'Autre Côté. Il trouve les autres habitants fort sympathiques, en tout cas, autant que chez lui, mais il a ressenti un vide cruel lorsqu'il s'y trouvait qui lui a fait peur. Dorante a eu l'impression d'avoir perdu définitivement une part de lui – et d'une certaine manière, c'est le cas – et la sensation s'est révélée fort désagréable. L'Autre Côté lui apparaît comme une sorte de lieu étrange et monstrueux qui se nourrit de ses habitants. Il aimerait autant ne pas y retourner, ceci dit, une part de lui a trouvé le séjour pas si désagréable que cela. Vous comprendrez pourquoi par la suite.
CE QUE JE PENSE DES AMPUTES ❧ Dorante a du mal à intégrer les Amputés dans son système du monde. Il est d'ailleurs assez mal à l'aise lorsqu'il pense à ce qui lui est arrivé. Dorante ne comprend pas le phénomène ni ce que cela peut signifier, mais il cherche des explications. Il se sent différent tout en étant proche de ce qu'il était et se demande si, d'une manière, il n'aurait pas trouvé l'illumination – le seul problème, c'est qu'il se sent très mal, ce qui contredit son hypothèse.
En tout cas, les autres Amputés le laissent assez indifférent : Dorante ne se sent pas particulièrement proche d'eux, mais peut-être plus que des autres êtres humains. Certains lui paraissent dangereux, il préfère les éviter. D'autres semblent plus fréquentables. Dorante attend de se faire un avis sur eux.



NOM DU DAEMON ❧ Aramè APPARENCE ❧ Aramè est un vampire commun (Desmodus rotundus), une espèce de chauve-souris hématophage. Elle peine à atteindre les 10 centimètres et est dotée d'un pelage noir-brun assez épais et brillant. Mais sans doute n'y a-t-il pas de mots pour décrire sa face répugnante. Un coup d’œil à son portrait saura vous en persuader. N'oubliez pas ses magnifiques dents bient tranchantes, elles sont remarquables, n'est-ce pas ? QUAND S'EST-IL FIXE ❧ Elle s'est fixée tardivement, vers l'âge de seize ans. POURQUOI CETTE FORME ❧ Il est hématophage. Elle est hématophage. Ce n'est pas bien compliqué à comprendre. S'IL DEVAIT CHANGER D'APPARENCE ❧ Aramè ne pourrait pas prendre l'apparence d'un animal diurne et choisirait sans doute une chouette ou un hibou, afin de conserver des ailes et de gagner une apparence plus majestueuse.

Caractère

Aramè. Ah quel daemon ! Je crois que si nous lancions le concours du plus désagréable d'entre eux, elle gagnerait haut la main.
Beaucoup lancent un regard dégoûté à Aramè pour avoir pris une forme aussi grotesque, la demoiselle leur rit au nez. Un brin arrogante, Aramè est également très coquette et fait particulièrement attention à son apparence. Elle ne se rend pas forcément compte que son physique peut sembler répugnant à des personnes plus habituées à des mammifères à douce fourrure. Aramè se considère comme un très beau daemon. Elle n'a d'ailleurs que du mépris pour les daemons chats, lapins, ou toute autre espèce animale que vous trouveriez mignonne : de son point de vue, elles sont d'une laideur insoutenable.
Discrète, silencieuse, Aramè est le genre de daemon à se tapir dans les coins les plus obscurs, là où on ne peut la voir, pour observer tranquillement le monde extérieur. Lorsqu'elle était encore aux côtés de Dorante, beaucoup de personnes pensaient qu'il était déjà seul, car ils ne remarquaient pas sa présence. Il faut dire qu'Aramè, contrairement à la plupart des chauve-souris, ne vole pas souvent, mais passe la plupart de son temps à sauter et courir au sol, là où la plupart des gens ne pensent pas à la chercher. Il s'agit d'une des caractéristiques de son espèce.
Véritable petite reine, Aramè a une conscience très aiguë de sa personne et de sa valeur. Elle est plutôt exigeante et, de ce fait, difficile à satisfaire – voilà pourquoi Dorante ne s'y est jamais essayé. Bien qu'elle n'en ait pas, l'air, Aramè est en fait très possessive envers son humain, elle n'apprécie pas le voir donner de l'attention à quelqu'un d'autre qu'elle, n'hésitant pas à attaquer le daemon du rival ou à bouder si elle se sent trop délaissée. Tout ce qu'elle obtient en retour, c'est un Dorante qui lui demande d'arrêter avec un sourire rêveur – jamais totalement dans la réalité, ce pauvre garçon. Aramè aimerait pouvoir le protéger, mais ce n'est pas facile, compte tenu de sa petite taille.
Aramè ne semble pas vraiment attacher de l'importance aux autres, pas même à Dorante de qui elle est pourtant très proche, comme je viens de le dire. Jamais satisfaite, jamais contente, Aramè ne se plaint pas, mais son attitude entière exprime une très forte désapprobation. On ne sait pas trop ce qu'Aramè déplore ou n'aime pas dans le monde actuel, mais il est évident qu'elle considère que les gens sont une nuisance dont on ne peut malheureusement se passer. En revanche, Aramè se montre très sociable avec les animaux qui ne sont pas des daemons, sans doute parce qu'elle se sent supérieure à eux du fait de son statut particulier. Il n'est pas rare de voir Aramè jouer avec des rats, des petits mammifères, ou encore des chauve-souris, en revanche, elle n'adressera pas la parole à un être humain, et peinera à engager le dialogue avec un autre daemon.
Sa relation avec Dorante est un peu particulière, puisqu'en apparence, ces deux-là ne semblent pas beaucoup s'apprécier. Souvent distants l'un envers l'autre, que ce soit physiquement ou émotionnellement, ils ne semblent pas partager grand-chose en commun, et donnent parfois l'impression d'être en désaccord avec l'autre. En réalité, ils sont beaucoup plus proches l'un de l'autre, tellement qu'ils ne ressentent pas le besoin d'être collés l'un à l'autre. Ils se comprennent sans avoir besoin de parler. Mais surtout, Aramè et Dorante partagent une expérience mystique qui passe par l'ingurgitation de sang. Souvent, c'est celui de Dorante qui est mis au cœur de ce rituel – et Aramè apprécie ce moment qui n'appartient qu'à elle. Boire le sang de son humain… vous ne pouvez pas comprendre. Vous n'avez jamais essayé.

 
Anecdotes

❧ Dès son retour chez lui, Dorante s'est procuré un exemplaire du livre de contes qu'il lisait lorsqu'il était adolescent. Il y reste très attaché, et c'est d'ailleurs la seule de ses lectures.  ❧ Dorante a besoin d'une dague sacrificielle purifiée dans du sang animal pour pratiquer son rituel purificateur. Il a également des heures pour pratiquer et suit un calendrier trop complexe pour être présenté. ❧ Dorante a perdu son daemon lors de son séjour de l'Autre Côté, mais il est persuadé qu'Aramè vit dans le corps de Nai, une jeune femme de là-bas, et qu'il ne pourra la récupérer qu'en buvant le sang de cette demoiselle dans son monde à lui. ❧  Aussi paradoxal que cela paraisse, lorsque Dorante a le choix de son régime alimentaire, il évite autant que possible les produits d'origine animale, la viande notamment, par peur que des résidus de sang impur n'y soient encore accrochés. ❧ Depuis qu'il est revenu à Balgram, Dorante n'a toujours pas revu ses parents ou ses frères et sœurs, et n'a pas l'intention de les revoir. Il n'a également agressé personne, se faisant particulièrement discret, mais il aimerait beaucoup tomber sur un disciple prêt à le suivre. ❧  Le rythme de sommeil et de vie de Dorante est totalement décalé sans la présence d'Aramè ou de Nai. Il ne dort ou ne mange que quand il y pense. Son rythme de sommeil est donc plus qu'irrégulier, ce qui contribue à l'affaiblir et à le rendre un peu malade. ❧ Dorante n'a jamais bu d'alcool, et lors de son séjour de l'Autre Côté, il n'a pas non plus goûté de thé, puisque le parcours initiatique auquel Nai se livrait impliquait de ne pas en boire une goutte. ❧  La perspective de disparaître a toujours terrorisé Aramè, avant même que les deux compères ne passent devant le juge. Sans doute était-elle plus consciente de cette possibilité que son humain, parce qu'elle était plus concernée que lui. Elle espérait donc ne jamais avoir de problèmes avec la justice. ❧ Pour cette raison, et pour d'autres, Aramè a toujours détesté sa condition de daemon. Elle estime que son statut n'est pas égal à celui de Dorante et que ce n'est pas acceptable. Elle aurait donc voulu être qu'ils soient tous deux des humains sans daemons, pour être proches sans avoir de morceau d'âme détaché comme concurrent.  ❧  Si Aramè savait que Dorante pense qu'elle habite dans le corps de Nai, elle serait profondément déçue et blessée. Et elle détesterait également la jeune femme qui lui aurait pris sa place auprès de Dorante.




Bonjour ! Moi c'est Rinke, sur la toile on me connait sous le pseudo de Heiko/Rieser. J'ai un âge infini ans et je vis de l'Autre Côté. J'ai trouvé le forum via bazzart, il y a de cela fort longtemps, mes favoris depuis et je le trouve assez bien pour envisager un nouveau personnage ! Pour finir je dirai : j'ai fini

LES BOTTINS:
 



Dernière édition par Dorante Andersen le Jeu 14 Juil - 14:33, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Ven 1 Juil - 11:27


   

Ma vie, mon histoire


La plupart des gens d'esprit ne peuvent s'accommoder
de ceux qui n'en ont point ou qui n'en ont guère.
Sa nuque se colla contre le mur humide lorsqu'il y laissa reposer la tête. Quelques particules d'eau s'engouffrèrent dans son col ouvert et vinrent rafraîchir son dos. Dorante voulait de la chaleur, plutôt que cette humidité froide qui se glissait dans ses poumons pour le faire tousser. Mais les derniers rayons du jour, cachés par les façades extérieures, traversaient avec peine le soupirail pour y apporter une bienheureuse clarté.
La cave était grande, sombre et froide. On y accédait ou bien par un petit clapet entrouvert au moment où il était passé, ou bien par une grande porte en bois qui donnait sur la maison à laquelle elle était rattachée. Le passage s'était refermé sur lui au moment où il était entré dans la cave, et il avait été impossible de déclencher le mécanisme d'ouverture de l'intérieur. Il ne restait qu'un petit trou assez grand pour faire passer un rat ou un petit chat, mais pas un petit garçon, même maigrelet.
Dorante ne l'avait pas remarqué tout de suite. Il avait commencé par faire l'inventaire des richesses que la cave contenait. Il espérait trouver une pierre précieuse ou n'importe quel objet de valeur d'assez petite taille pour pouvoir être transporté. Aramè adorait les pierres précieuses. Le vieux bureau en chêne désormais moisi avait occupé une bonne partie de son après-midi : tant de tiroirs, de cachettes secrètes, de pièces escamotables qu'il n'avait su par où débuter. Dorante avait admiré les formidables charnières qui avaient si bien résisté à l'humidité et avait essayé de les démonter, avant de se rendre compte qu'il n'y parvenait pas sans outil adéquat. Il s'était rabattu sur un petit sauteur en émail dont la chaîne était un peu rouillé, que son daemon avait ignoré en raison de son manque de lustre. Il admirait à présent le pendentif qui dansait devant ses yeux. On y distinguait une forme humaine, en dépit des cassures et des morceaux manquants volés par le temps, mais on ne savait pas ce qu'elle faisait exactement. À mesure que la luminosité déclinait, il devenait de plus en plus difficile de voir cette forme : elle se parait de traits monstrueux, idéaux pour effrayer un jeune cœur. Un peu effrayé, Dorante laissa retomber la main qui tendait le pendentif – léger tintement au sol – pour enfoncer sa tête dans les genoux.
Dorante n'avait pas peur. Il avait léché les murs de la cave pour calmer sa gorge sèche. Un bruit de rivière se faisait entendre, comme si une source se trouvait cachée sous les pierres, mais Dorante avait inspecté toute la cave sans trop la moindre trace de cette eau gargouillante. La seule nourriture qui se trouvait ici était moisie depuis longtemps. Il n'avait que les murs pour survivre. L'estomac de Dorante ne criait pas encore famine, mais le petit garçon se demandait s'il allait finir par devoir manger les cafards et les rats qui vivaient dans ce domaine. L'idée le répugnait un peu, mais à peine. Une partie de lui avait envie de découvrir la saveur de leur chair avilie. Aramè n'avait pas ce problème : dès qu'il était devenu évident qu'ils étaient coincés, elle s'était changée en quelque obscure créature pour explorer les lieux et trouver une issue qu'un humain ne pouvait pas trouver, sans s'éloigner de lui plus qu'elle ne pouvait. Laisser Dorante tout seul derrière elle n'avait pas l'air de la déranger. Lui non plus. Il avait l'habitude de laisser son daemon s'éloigner un peu de lui. Cela ne le dérangeait : il pouvait ainsi mieux réfléchir.
Le sommeil, enfin, vint le trouver alors que toute lumière avait quasiment disparu depuis longtemps. La tête de Dorante glissa sur son épaule, un léger filet de bave coulant sur ses vêtements. Sa nuit ne serait pas sans rêves, mais aucun cauchemar ne viendrait perturber son repos. Cette cave était fraîche et reposante, un vrai petit berceau qui le protégerait des agressions extérieures. Aramè veillerait sur lui quand elle serait de retour.

Le matin réveilla le petit garçon de ses rayons lumineux. Dorante dégagea un rat bien téméraire qui, imitant Aramè, avait trouvé refuge contre sa cuisse avant de se lever. En dépit de l'angoisse de se trouver enfermé sans possibilité de s'échapper, Dorante apprécia ce premier réveil. Lui qui devait se lever tôt tous les matins pour aller à l'école, qui devait partager ses affaires et sa chambre avec ses frères et sœurs, fut enchanté de se retrouver seul, sans obligation. La trappe resta obstinément fermée, ce qui ne l'empêcha pas, une fois de plus, d'essayer. Dorante était peut-être plus inquiet que la veille, mais il restait encore sous le charme de l'aventure. S'il ne pouvait pas sortir aujourd'hui, il essayerait demain.
Le second réveil fut plus rude : Dorante avait pris froid, son petit corps toussait et grelottait. Sa tête tournait légèrement, faisant trembler le sol sous ses pieds. Aramè avait hésité à le laisser dans cet état, mais le garçon avait réussi à la vexer en lui expliquant qu'elle ne lui était d'aucune utilité ainsi. Dorante en avait assez de cette petite escapade qui devenait bien longue. Il tenta d'ouvrir la trappe, tambourina de toutes ses forces contre le battant en bois dans l'espoir d'attirer l'attention. Dorante voulut hurler, mais sa voix se brisa dès qu'il essaya. Puis, fatigué, il se laissa tomber au sol, se sentant plus seul que jamais. Les murs ne parvenaient pas tout à fait à combler sa soif, et la faim lui tiraillait le ventre. Le bout de ses doigts et de ses pieds restait glacé, quand bien même il les frottait de temps à autres pour les réchauffer. Il ne manquait pas de sommeil, mais le deuxième soir, s'endormir se révéla plus difficile, car Dorante sursautait au moindre bruit suspect, malgré les chuchotements rassurants de son daemon qui lui assurait qu'aucun monstre terrifiant ne se cachait dans les ténèbres. La peur, doucement, commençait à gagner du terrain, et le garçon comprenait désormais que les fous n'étaient pas ceux qui avaient gardé leur âme d'enfant mais ceux qui vivaient avec des ombres semblables à celles de la cave.
Le troisième réveil, enfin, fut le plus difficile : n'eût été la soif qui lui brûlait la gorge, Dorante ne se serait probablement pas levé pour satisfaire ses besoins primaires. Il avait désormais le tournis et trouvait que ses bras et ses jambes étaient plus faibles que jamais. Il sentait que la fièvre l'avait gagné et alternait les moments où il se plaignait d'une chaleur imaginaire et ceux où il souffrait d'un froid polaire. Aramè avait proposé de chasser pour lui apporter de la nourriture, mais il avait refusé, manger de la viande crue le répugnait. Les pensées de Dorante étaient encore cohérentes, mais il en avait assez de ressasser toujours les mêmes idées. Il connaissait désormais par cœur les contours du pendentif et aurait pu les dessiner sans modèle sous les yeux. Le concept de mort était encore trop étranger au jeune esprit de Dorante, et il ne pouvait y trouver ni consolation ni épouvante. Dorante se croyait enfermé dans un cercle infini qui ne s'achèverait jamais, et où chaque jour serait pire que le précédent. Il commença à parler à voix haute pour essayer de parler le temps et de se donner l'impression qu'il n'était plus seul avec Aramè. Il récitait toutes les comptines qu'il connaissait, inventait des fins alternatives aux histoires que sa mère lui racontait, et finissait par dialoguer avec les personnes qu'il connaissait. Ça lui faisait un mal de chien, mais son corps n'était plus que douleur...
Bien entendu, lorsqu'il entendit que des voix lui répondaient, il crut qu'il était toujours en train de parler :
« Écoutez, on dirait la voix d'un garçon... c'est Dorante, je crois, oui, c'est Dorante ! Dorante, tu es là ? Réponds ! Le maraîcher avait raison, ce devait être lui qui, hier, a fait trembler le trappe pour essayer de sortir. »
Dorante indiqua qu'il était là d'une voix ensommeillée. Un bain de lumière vint inonder ses yeux de soleil. La trappe, désormais grande ouverte, laissait entrer toute la luminosité de la rue qui, en comparaison de l'obscurité de la cave, paraissait aussi vive que celle de l'astre solaire. Ébloui, Dorante ferma les yeux et se recroquevilla sur lui-même. Quelqu'un qu'il ne reconnut pas cria : « il est là », et ce cri transperça les tympans de Dorante habitués au silence de la cave. Ce retour à la civilisation était aussi brutal que désagréable, laissez-le mourir, voyons, enfermé dans cette boucle sans fin où chaque jour est pire que le précédent.
La lumière disparut presque aussitôt, cachée par la personne qui venait d'arriver devant lui.
« Oh, mon pauvre Dorante ! Tu es tombé dans la trappe et tu es resté coincé ! Quelle malchance ! » déclara le grand homme moustachu en le serrant dans ses bras.
Étouffé, Dorante manqua de s'évanouir. On s'empressa de le transporter à l'extérieur pour lui faire prendre un peu d'air frais. On referma la trappe, replongeant la cave dans le noir, non sans s'être assuré que la mystérieuse Aramè le suivait.
Ne resta derrière leur passage qu'un unique rat dont le sang n'avait pas fini de couler.

On pourrait croire qu'en rentrant chez lui, le petit serait bien accueilli, mais Dorante reçut une gifle monumentale de sa mère, qui l'accusa d'avoir fait exprès de s'enfermer dans une cave pour manquer l'école. Et qu'en dira-t-on ? Qu'en dira-t-on ? Dorante baissa la tête, l'éclat du sautoir à son cou attira l'attention de sa mère. Elle tira rudement sur la chaîne, il oscilla. Elle le traita de voleur. Et qu'en dira-t-on ? Qu'en dira-t-on ? Il étouffa un peu jusqu'au moment où elle le relâcha. Elle lui arracha sa précieuse trouvaille, qui n'était à ses yeux maternels qu'un infâme déchet, pour la jeter aux ordures. Elle n'osa pas le priver de dîner alors qu''il avait dû jeûner pendant trois jours, ni le séparer de son daemon alors qu'il était éprouvé, mais elle l'obligea à se laver vigoureusement avant de se restaurer. Dorante était si propre qu'il avait la peau rouge ; pas un endroit n'avait été épargné, pas même le derrière des oreilles qui avait été lui aussi décapé. Les vêtements de Dorante, qui puaient la cave, avaient disparu, et le petit garçon ne devait jamais les revoir. L'engueulade terminée, la peau entièrement récurée, Dorante eut enfin le droit de se mettre à table après trois jours sans manger. Il ne put empêcher le grondement de son estomac tonner dans la maison.
Il passa les jours suivants alité, à se remettre de la fièvre que la cave avait inoculée en lui.

Chez les Andersen, ce que l'on semblait être était bien plus important que ce que l'on était, et pour cette raison, Dorante n'avait jamais pu se sentir à l'aise au sein de sa famille.
L'atmosphère était aussi lourde que ces vénérables tentures qui décoraient le lambris passé du salon. Tout avait odeur de poussière et de poudre. Une impression de grandeur décadente habitait les lieux, véritable reflet de propriétaires plus ambitieux qu'autre chose. Les Andersen appartenaient à la classe moyenne et, naturellement, cela ne leur avait jamais plu. Ils rêvaient de se bâtir une immense fortune à la force de leurs bras mais, sans savoir comment s'y prendre, ils se bornaient à reproduire à leur niveau l'univers doré et visionnaire des classes aisées. Quelle superbe supercherie que ces toiles imitant le velours, que ces fausses dorures faites de bois, que ces dessins de maître barbouillés au charbon sur les murs. Tout clamait la tromperie, et pourtant, les Andersen étaient très fiers de ce petit cosmos qu'ils avaient créé entre leurs murs. Ce n'était pas donné à tout le monde.
Toujours bien peigné, Dorante avait interdiction de se faire remarquer de ses parents lorsque ceux-ci ne lui adressaient pas la parole. La punition était toujours la même : des corvées qu'ils ne désiraient pas faire eux. Mais enfin, entre la théorie et la pratique, il y avait parfois un monde. Pourquoi Dorante se faisait-il parfois punir alors qu'il n'avait rien fait ?
Pardon d'exister.

« Joyeux douzième anniversaire, fiston. » fit le grand bonhomme en noir en lui tendant un paquet soigneusement emballé.
Fou de joie, Dorante s'avança timidement vers M. Gaspard et prit respectueusement le cadeau en le remerciant d'une voix étouffée. Il aimait beaucoup M. Gaspard, cet ami de la famille qui travaillait dans le domaine judiciaire et qui leur rendait régulièrement visite. Il s'était pris d'affection pour le fils Andersen, privilège de l'enfance qui capture les cœurs et les fait fondre. Dans sa hâte de découvrir ce que M. Gaspard lui avait réservé, Dorante faillit se prendre les pieds dans le tapis, mais se rattrapa dignement. Le contenu du paquet lui semblait si précieux qu'il aurait préféré se casser un bras plutôt que de l'abîmer.
Avec prudence, Dorante s'installa par terre puis déballa tout doucement le cadeau, en prenant bien soin de ne pas déchirer le papier et de le plier avant de regarder ce qu'il contenait.
« Un livre... » constata Dorante d'une voix déçue.
Être calme et renfermé ne signifiait pas avoir développé une passion pour la lecture, une distinction que M. Gaspard aurait pourtant dû connaître. Cependant, plutôt que de blâmer l'homme d'âge moyen pour ce cadeau plutôt inadapté, la mère de Dorante préféra lui tordre l'oreille pour lui apprendre à être aussi effronté. Il n'avait pourtant rien dit de mal, il n'avait fait qu'un constat. Dorante se massa l'oreille tandis qu'Aramè, qui se trouvait sous la forme d'une araignée, lui grimpait l'épaule pour voir l'ouvrage dont il s'agit :
« Nouveau livre de contes pour enfants sages, 30 contes inédits et terrifiants pour les petits garçons et les petites filles braves et courageux qui n'ont pas peur du noir... Ça n'a pas l'air si inintéressant que cela, Do'. Regarde, il y a une araignée sur la couverture... »
Entendant ces mots, la mère de Dorante s'empara du livre et commença à le feuilleter d'un air préoccupé.
« Vous êtes sûr que ce livre est adapté, Gaspard ? Ces histoires ont l'air de faire peur, et en plus, Dorante ne supporte pas le noir, il est si impressionnable... »
Le garçon s'était déjà vivement levé et demandait à sa mère de lui rendre son précieux bien. Aramè faillit se faire éjecter de son épaule tant il gesticulait. M. Gaspard, de son côté, riait en observant cette scène, indifférent à tout le vacarme que les Andersen produisait.
« Ne vous inquiétez pas, Andrasie, ce n'est qu'un livre de contes. Au final, les méchants sont toujours punis, même s'il est vrai que les images sont plutôt réalistes et pourraient choquer les plus jeunes. Mais Dorante est grand, désormais, il n'aura pas peur. Ma nièce a reçu un exemplaire de cet ouvrage il y a quelques semaines et elle n'a que dix ans. »
Mme Andersen hésitait encore. Dorante en profita pour lui arracher son cadeau des mains et le serrer contre son cœur. M. Gaspard lui fit signe d'approcher. La mère céda et retourna à ses affaires. Dorante s'approcha du grand monsieur et écouta attentivement le secret qu'il lui glissa dans l'oreille :
« Ne sois pas déçu, Dorante, un livre est un meilleur cadeau que ce qu'il paraît. Tu as entre tes mains un trésor d'imagination que tu ne soupçonnes pas encore. Essaie de lire, et tu comprendras. Et je suis persuadé... » ajouta-t-il en tapotant la couverture « … que cet ouvrage-là est fait pour toi. Tu n'aimes pas les contes de fées et les romans épiques, alors pourquoi pas un peu d'horreur adaptée à ton âge ? Ton daemon semble apprécier la forme d'araignée, je ne serais pas surpris de la voir adopter celle-ci à l'âge adulte. »
Aramè apprécia que l'on parlât d'elle. Dorante, quant à lui, baissa les yeux sur ce livre mystérieux qui exerçait déjà une étrange influence sur lui. Il n'aimait pas lire, ah ça non, et il espérait que sa mère et M. Gaspard le comprissent bien assez vite... mais pour ce livre-là, le garçon se sentait prêt à s'essayer à la lecture.

Jamais Dorante n'avait autant goûté au plaisir de la lecture qu'avec son livre de contes. Il en essaya bien d'autres par la suite, certains recommandés par M. Gaspard lui-même, mais il ne retrouva jamais une expérience pareille. La saveur de ce premier ouvrage était comme une pépite d'or fondant sur sa langue tandis que les autres n'avaient que le goût du fer – parfois rouillé. L'ouvrage était incomparable, et chaque bouchée que Dorante en prenait se dégustait d'un plaisir sans fin. Dorante ne comprenait pas vraiment l'étrange alchimie qui s'était accomplie entre lui et son livre, mais il savait qu'il ne serait plus jamais le même.
Aramè et lui-même avaient passé des heures à relire les histoires courtes relatant les histoires d'enfants confrontés à des monstres inconnus qui bien entendu n'existaient pas. Aucune de ses créatures n'était faite de bois ou de métal, toutes étaient de chair et d'os, et d'un fluide visqueux qui remplaçait leur sang, de telle sorte à ce que leur existence parût impossible à quiconque les cherchait dans la réalité. Enfant et daemon avaient cependant un faible pour un conte particulier, dans lequel ils se reconnaissaient entièrement. Sans doute le fait que le héros du conte et son daemon se retrouvaient enfermés dans la cave d'une méchante sorcière dès le début de l'histoire les avait aidé à s'identifier aux personnages. Mais la narration avec une force inhabituelle qui résonnait en eux.
Touché par une malédiction qui l'empêchait de voir la lumière du jour, le jeune héros du conte était rejeté par ses pairs à cause de sa différence et enfermé dans une cave dans la plus totale obscurité. Il ne pouvait même pas voir son propre daemon et avait toujours ignoré les formes qu'il prenait, car la seule chose qu'il pouvait faire était le toucher pour sentir sa fourrure sous ses doigts. Condamnés à la solitude, le héros et son daemon n'avaient pourtant jamais détesté ceux qui les avaient enfermés. Ils restaient optimistes et croyaient qu'ils retrouveraient un jour le monde auquel ils appartenaient. Du moins semblait-il.
Lorsqu'il était adolescent, le garçon s'était enfui, profitant d'une porte négligemment fermée après le passage du serviteur chargé de lui apporter son repas. La nuit était tombée et avait recouvert le monde d'un voile noir. Le garçon avait du mal à percevoir la forme de son daemon, mais elle lui semblait si majestueuse qu'il était persuadé d'avoir réussi à éveiller un animal légendaire. Mais le daemon était en vérité devenu un monstre qui grandissait à chaque fois qu'il mangeait un humain.
La fin de ce conte était inhabituellement triste, puisque le garçon avait dû se donner la mort pour libérer toutes les personnes dévorées par son daemon. Mais c'était précisément pour cette raison que Dorante appréciait ce conte. Sa résolution ne recourait pas à des procédés exagérés pour être joyeuse. Elle était aussi cruelle que réaliste. Elle lui tirait des larmes que sa fierté retenait. Il aimait ce conte. Il l'aimait tellement qu'il aurait être le héros de ce monde fantastique et merveilleux. Un héros maudit, il est vrai, mais quel adolescent ne développait pas un penchant vers le mal, vers les interdits que les parents lui imposaient ?
Alors Dorante s'était mis à rêver. Il avait réinterprété chaque instant de sa vie comme une lutte perpétuelle contre une force fatale qui voulait lui ôter la vie. Il s'était vu comme un brave chevalier contre qui les éléments s'acharnaient et qui ne pouvait que plier face au déluge de malheurs qui s'abattait sur lui. On le disait rêveur, perdu dans son monde, complètement déconnecté de la réalité. À l'âge où la plupart des jeunes gens envisageaient sérieusement leur avenir, Dorante ne semblait pas pressé de choisir la voie qu'il allait suivre, malgré les insistances parentales qui craignaient de le voir désœuvré à l'âge adulte. M. Gaspard, au demeurant, assurait qu'il avait encore le temps d'y penser, et qu'il était prêt à le recommander pour lui trouver une place convenable dans une librairie ou chez un apothicaire. Fort de cette promesse, Dorante ne voyait pas pourquoi il devait partir en apprentissage, alors que son avenir lui semblait tout assuré. Toutes les tentatives de ses parents pour lui apprendre un métier s'avérèrent un échec : le garçon n'était pas manuel et embêtait plus qu'il n'aidait toutes les personnes pour qui il travaillait. Soulever une caisse de bois semblait une tâche trop difficile pour lui, sans compter qu'il se blessait plus souvent que la moyenne. M. Andersen avait d'ailleurs très bien compris la situation : « ce garçon veut être un gentilhomme, pas un travailleur. Il ne comprend pas que s'il ne fait rien, il n'aura ni l'un ni l'autre ». On lui trouva finalement un travail de dentellier dans lequel il ne fit pas d'histoire. On crut l'avoir maté et les parents Andersen furent soulagés d'avoir trouvé une voie qui conviendrait à leur fils.

La dentelle était un travail plus long et pénible qu'il n'y paraissait. En réalité, Dorante détestait ce métier. Il fallait de la précision, de la concentration, et il n'y avait rien de glorieux à réaliser une dentelle parfaite. Personne ne le féliciterait pour avoir créé une pièce d'exception, si ce n'est ses collègues. La vie dont il rêvait lui avait été enlevée au moment même où on lui avait imposé ce métier.
Dorante se détestait. Il se sentait non seulement inutile, mais il avait l'impression d'être en train de gâcher sa vie. Aramè ne cessait d'ailleurs jamais de se plaindre, et ce défaitisme constant avait le don de miner le moral du jeune homme. À vingt ans, Dorante avait l'impression de faire fausse route, mais il ne savait pas comment exprimer son mal-être. Ses proches ne semblaient pas vraiment réceptifs à ses malheurs et ne cessaient de lui répéter qu'il aurait pu avoir une vie bien pire que celle de dentellier. Il ne se ruinait pas la santé à porter des charges lourdes ou à tester des produits dont personne ne connaissait encore l'effet. Il n'était qu'un jeune ingrat qui se plaignait de douleurs imaginaires. Naturellement, cela ne pouvait pas passer.
Il lui fallait une compensation.

« Tu es sûr que ça va marcher, Do' ? Personne n'a jamais essayé, tu ne sais pas l'effet que ça peut avoir sur toi.
- Du calme, Aram. Tu connais la pratique de la saignée ?
- Évacuer les mauvaises humeurs en faisant couler le sang ?
- C'est ça.
- Ce n'est pas tout à fait la même chose.
- Je ne crois pas aux humeurs. Mais au pouvoir curatif du sang, oui.
- Ce n'est qu'une supposition.
- Alors essayons, qu'en dis-tu, ma belle ? »
Aramè poussa un long soupir avant de planter ses petites dents dans le bras de Dorante. Elle laissa perler quelques gouttes de sang sur ses lèvres avant de laisser le jeune homme agrandir la plaie au niveau de la veine. Le saignement n'était pas assez fort pour lui permettre de boire de larges gorgées, aussi se contenta-t-il de lécher le sang qui s'échappait de son corps. Il le fit jusqu'à ce que la plaie s'arrêtât de couler. Puis il repoussa la tête en arrière avec un immense sourire.
« Alors, comment te sens-tu ?
- À merveille. Je ne me suis jamais senti aussi… pur. »

Toutes les semaines, désormais, Dorante prélevait un peu de son sang pour se purifier. Il avait trouvé par hasard dans la bibliothèque de M. Gaspard un ouvrage concernant de très vieilles pratiques religieuses qui avaient tenté de se développer à Telgram, sans succès. C'était là qu'il s'était rendu compte que son corps était un formidable réservoir médicinal, pour peu qu'on sût l'utiliser à bon escient. Sa démarche, au demeurant, lui paraissait tout à fait sensée, alors qu'il se laissait plutôt porter par des pulsions bestiales que par la raison.
De telles pratiques n'étaient pas sans conséquence pour sa santé, puisque la pratique de l'auto-vampirisme – un nom que Dorante n'utilisait jamais – avait tendance à anémier les personnes qui y avaient recours. Plus Dorante était pâle et faible, et plus il se sentait bien et heureux. Ses parents n'étaient pas tout à fait du même avis, mais le jeune homme avait cessé de se préoccuper de leur opinion depuis bien longtemps. Il se sentait bien dans sa peau, une sensation qu'il n'avait jusqu'alors jamais connue et ne voulait pas abandonner. Il s'était habitué au fait d'être incompris, de voir ses méthodes rejetées par ses proches. Comme tout fanatique, Dorante pensait qu'ils seraient incapables de comprendre tant qu'ils n'auraient pas essayé eux-mêmes la méthode miracle qu'il proposait.
« Regarde-les, Aramè, grouiller sur le plancher comme de misérables vermisseaux, commentait-il, un sourire mauvais sur le visage. Tous ces bâtards d'athée qui pensent que l'absence de dieu est un bien. Je suis bien heureux de ne plus faire partie de leur groupe. Leur présence seule m'exaspère. Si nous pouvions les faire disparaître ou se joindre à notre cause, que le monde serait beau. »

Il y aurait sans doute beaucoup de choses à dire sur ce que Dorante avait vécu pendant ces années-là. Mais la plupart des gens n'étaient plus là pour en témoigner. Dorante s'éloignait, s'isolait, se marginalisait, devenait transparent aux yeux de la société qu'il ne semblait plus vraiment fréquenter. Ses rares contacts se limitaient au travail et à la famille, à qui il rendait généralement visite une fois par semaine, sur la sollicitation de ses parents qui s'inquiétaient pour lui. Et puis…
Ce qui un jour le perdit.
Ces agressions pour récupérer du sang lorsque celui-ci lui manquait.


« Homme, n'as-tu jamais goûté de ton sang, quand par hasard tu t'es coupé le doigt ? Comme il est bon, n'est-ce pas; car, il n'a aucun goût. » Les Chants de Maldoror, chant 1, strophe 6.


« Je dois reconnaître que c'est une affaire tout à fait inhabituelle, avoua le juge. Ce n'est pas tous les jours qu'il nous est donné de statuer sur le cas d'un homme… si particulier. Mais le code pénal est assez clair en ce qui concerne les agressions, et il est évident que M. Andersen ici présent doit être puni pour ce qu'il a fait. »
Dorante écoutait vaguement ce que le juge disait. Lui qui n'était pas très bavard d'ordinaire s'était montré particulièrement silencieux au cours du procès. Il comprenait que ses actes n'étaient pas toujours très habiles. Il reconnaissait avoir forcé quelques personnes à participer à son rituel, et peut-être cela pouvait-il lui être reproché. De là à le traiter comme un criminel, il y avait un monde. Personne ne comprenait la symbolique de son action, et tous le voyait comme un fou qui aimait boire du sang parce qu'il était détraqué. Dorante aurait adoré convertir d'autres personnes à sa religion, mais cela ne pouvait être possible. Non seulement tous ces esprits étriqués rassemblés dans cette salle refusaient-ils d'entendre raison, mais en plus, la démarche devait être personnelle afin de trouver l'illumination. Persuadé d'être le martyr de sa propre foi, Dorante avait laissé les infidèles le juger. Ils croyaient certainement que la perte de son daemon serait une blessure amplement méritée.
Ne restait qu'à savoir combien de temps exactement cet exil durerait.
« Par conséquent, termina le juge, nous avons été forcés d'appliquer à ce cas insolite la punition habituelle : six mois d'exil de l'Autre Côté. »
Dorante ne prit pas la peine de hausser les épaules. Ses parents lui avaient répété maintes fois de ne pas faire de bêtises pour éviter d'être condamné à perdre son daemon. S'ils n'en avaient pas fait l'expérience eux-mêmes, ils avaient nombre de récits sur le sujet à lui raconter, suffisamment pour lui faire des cauchemars à force de les écouter. Dorante s'attendait donc à ressentir une vile douleur, mais il n'avait pas totalement espoir. Le pouvoir du sang était supérieur à celui de la poussière, et en buvant régulièrement, Dorante était certain de ne pas perdre son daemon. Moins sûre, Aramè était peut-être la seule à ressentir vraiment de la peur, mais elle le cachait. Elle était prête à affronter l'épreuve de sa propre mort avec vaillance.
Ses parents, plus loin, versaient les lourds sanglots que le cœur de Dorante retenait. Ils semblaient plus déchirés que s'ils avaient dû être envoyés de l'Autre Côté eux-mêmes. Toute leur dignité s'écoulait en même temps que leurs larmes, torrent qui semblait destiné à ne jamais s'arrêter. Dorante éprouva vaguement de la peine pour ceux qui lui avaient donné la vie. Se tenir droit et fier pendant toute sa vie pour s'effondrer au moment le plus critique, voilà qui était pathétique. Dommage qu'il ne puisse rien dire.

Le passage de l'Autre Côté ne lui laissa aucun souvenir : Dorante se réveilla simplement dans un endroit inconnu et rural qui ne ressemblait pas à son quartier. L'air y avait quelque chose de différent, qu'il remarqua tout de suite, l'ambiance de pollution sans doute, mais le sentiment rapidement disparut rapidement, une fois son nez habitué. À ses côtés, Aramè remua faiblement à ses côtés. Un rapide examen lui apprit qu'elle n'avait pas trop souffert du voyage, mais elle ne tarderait pas à disparaître. Comment trouver une solution pour empêcher cette issue fatale lorsqu'on ignorait où on se trouvait ? Les lieux n'étaient pas trop inhospitaliers, mais ils n'étaient pas accueillants pour autant.
Mais ce qui préoccupait Dorante, plus encore que de savoir où il se trouvait ou s'il y avait des êtres humains à proximité, était l'absence de toute lame ou objet pointu lui permettant de se taillader les veines. Il n'avait plus son couteau sacrificiel, et s'en procurer un nouveau s'annoncerait difficile, puisque toute lame ne pouvait faire l'affaire. Il fallait la nettoyer soigneusement avant l'emploi, et la purifier avant de se l'enfoncer dans la peau. Puisqu'il ne connaissait personne, même s'il devait y avoir d'autres Amputés dans le coin, Dorante aurait du mal à savoir vers qui se tourner. Tout cela était gênant. Pauvre Aramè.
Se débrouiller tout seul dans un environnement inconnu était difficile, et une personne aussi peu travailleuse et débrouillarde que Dorante avait toutes les chances de se laisser affamer, une fois ses repères retirés. Parce qu'il était privé de sa routine quotidienne, le jeune était plutôt déboussolé, et pour cette raison, ne pensait pas forcément à manger et à dormir à un rythme régulier. Il avait un peu de mal à croire au rythme du soleil dans ce monde. Et parce qu'il était fainéant, les habitants de l'Autre Côté, qui étaient déjà très méfiants envers les criminels qu'on leur envoyait, ne se pressaient pas pour l'aider. Dorante n'eut d'autre choix que de se déplacer. Et rapidement, car chaque jour le rapprochait davantage de la tragique issue de leur séparation.

Le soleil tapait fort sur les collines ensablées du sud de ce monde. Quelles étaient les limites de cet univers ? Qu'y avait-il au-delà du désert du sable qui reflétait avec force la lumière du soleil. Les lèvres asséchées, Dorante sentait à peine la présence d'Aramè sur ses épaules. Il lui avait proposé un peu de sang pour se désaltérer, mais le liquide était trop chaud pour leur rafraîchir le gosier, et chaque gorgée affaiblissait Dorante et l'empêchait d'avancer. Il ne savait pas qu'il était possible de perdre l'attention quelques instants et de se prendre les pieds dans son large pantalon avant d'en faire la douloureuse expérience. Les quelques grains de sable qui s'étaient incrustés dans la peau de son visage l'avaient brûlé, lui donnant désormais une jolie couleur rouge. Mais il devait avancer, même s'il ne se souvenait plus exactement pourquoi. Plus tard, il penserait que le destin l'aurait poussé dans cette direction.
À son réveil, le lendemain matin, Dorante remarqua qu'Aramè avait complètement disparu. Il ne restait plus de traces d'elle et il ne sentait plus sa présence. Un brin paniqué, Dorante se reprocha de n'avoir pas su mettre son projet à exécution. Les larmes qui n'avaient pu couler à son procès s'échappèrent enfin de ses yeux. Il laissa libre cours à sa peine sans ressentir la moindre gêne.
Mais il avait perdu sa raison d'avancer et se demandait combien de temps il allait tenir avant qu'on le rapatrie chez lui. Une éternité sans doute. Dorante se sentait plus perdu que jamais. À la limite de la folie. Il aurait été capable de crever son baluchon d'eau en le prenant pour un ennemi imaginaire. Dans cet état, mieux valait renoncer à avancer et trouver un endroit moins aride pour se poser. Et trouver quoi faire de sa vie.
C'est en remontant vers le nord que Dorante la rencontra  Il l'avait d'abord prise pour une illusion : la jeune femme se tenait assise en tailleur, immobile, à l'ombre d'une grande pierre. Elle semblait en pleine méditation. En s'approchant, Dorante avait constaté que la statue était humaine – et lui proposait à boire en lui tendant une gourde. Elle avait lu dans son regard la dévastation qui l'avait ravagé, et à défaut de pouvoir sauver son âme, elle proposait de l'aide là où elle pouvait. Dorante lui en fit infiniment reconnaissant et, au lieu de reprendre son chemin tout seul, décida d'accompagner la jeune femme partout où elle se trouvait. Elle accepta sa présence avec humilité.

Elle prenait soin de lui, pauvre être brisé qui n'était plus que l'ombre de lui-même, mais elle avait cette dureté qui l'empêchait de trop le gâter. Elle ne parlait jamais, impossible de savoir alors ce qu'elle pensait, mais son regard en disait toujours long. Dorante n'avait pas compris ce qui se tramait dans un premier temps. Il n'avait pas respecté son silence en lui posant quelques questions – et lui, pourtant si calme, paraissait si bruyant en comparaison d'elle. Par la suite, il s'était adapté à son rythme et l'avait suivie partout où elle se rendait.
Elle était itinérante et n'avait pas de domicile connu. Si elle avait de la famille ou même des connaissances, elle ne semblait pas pressée de les rencontrer, car au cours des mois où Dorante la suivit, pas une seule fois elle l'amena vers d'autres personnes. Cela ne le dérangeait pas vraiment, car il appréciait sa compagnie silencieuse. Elle n'avait pas besoin de paroles pour faire sentir sa présence.
Peu à peu, Dorante avait compris que cette jeune femme n'était autre que la réincarnation d'Aramè. Ses cheveux bruns, ses yeux foncés, sa silhouette fine et sauvage, tout correspondait. Son Aramè ne pouvait se transformer qu'en cette splendide jeune femme qui marchait à ses côtés. Cette nouvelle condition l'empêchait sans doute de parler, peut-être même de se souvenir de tous les moments passés ensemble – elle avait le regard vague lorsqu'il lui parlait de son monde d'origine, comme si les noms et les lieux qu'il désignait ne lui évoquait rien du tout. Pire encore, elle ne rétablissait pas le lien si spécial qui existait entre eux. Mais elle calmait un peu sa solitude et le consolait de la perte de Dorante. Si leur intimité lui manquait, savoir qu'Aramè n'était pas morte mais habitait dans l'esprit de cette jeune femme le rassurait un peu et rendait la séparation un peu plus supportable. Il pouvait vivre en la sachant vivante ailleurs.
Elle lui montrait un tas de choses, comme si elle voulait l'instruire. Elle savait comment survivre dans la nature et lui apprenait comment faire. Du savoir le plus élémentaire comme savoir allumer un feu ou trouver de la nourriture comestible, au plus subtil, comme les sentiers cachés et les marques que laissaient les animaux et les autres humains. Dorante ne retenait pas tout, mais son attitude passait pour une observation attentive et satisfaisait la demoiselle. Il n'en fallait pas plus pour lui faire apprécier le temps qu'il avait passé de l'Autre Côté.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et les mauvaises également. Dorante avait totalement oublié le nombre de jours qui s'étaient écoulés depuis le début de son exil. Faire la comptabilité de son séjour ne lui apparaissait pas comme une priorité. À ses côtés, elle raclait silencieusement la peau de l'animal qu'elle avait attrapé pour le dîner, sublime lièvre bien gras qui n'avait pas pu échapper à ses mains expertes. Bien qu'elle parût entièrement concentrée sur sa tâche, elle n'oubliait pas que Dorante n'allait pas tarder à la quitter. Elle l'avait écouté raconter son histoire plusieurs et en avait déduit qu'il arrivait bientôt à la fin de sa période de six mois, qu'on viendrait bientôt le chercher. Parfois, elle avait l'impression qu'elle se préoccupait plus de lui qu'il ne se préoccupait de lui-même.
Cela l'amusait.
Elle porta bientôt le lièvre au feu et s'installa à côté de lui. Dorante la regarda à peine, mais il passa un bras autour de ses épaules pour se rapprocher d'elle. Cette proximité tranquille leur convenait bientôt à tous les deux.
Alors elle le fit.
Elle brisa le silence dans lequel elle s'était muré.
« Tu vas bientôt partir. Ce soir, demain, bientôt, je ne sais pas. Laisse-moi au moins de te donner mon nom. »
Se penchant vers son oreille, elle le lui chuchota avec douceur. Dorante n'avait jamais entendu sons pareils. Il entendait le nom d'Aramè derrière celui de Nai.
Il comprit à ce moment-là qu'il ne pouvait pas la laisser dans ce monde. Elle pouvait y survivre pendant de longues années, car il ne venait pas à l'esprit de Dorante que la situation de Nai pût être temporaire. Mais elle ne vivrait pas non plus tant qu'ils ne seraient pas réunis tous les deux dans leur monde. Personne ne pouvait sciemment abandonner son daemon derrière lui, n'est-ce pas ?
Lorsque Dorante serait parti, la distance ne se calculerait plus en mètres. Elle ne se calculerait plus du tout. Elle serait plus solide qu'un mur, étouffant leurs paroles et leurs pensées. Dorante se retrouverait seul – seul sans Aramè, contrairement à ce qui lui était arrivé dans son enfance. Il connaîtrait la véritable solitude, celle qui l'effrayait et qui rendait les gens fous. Ce n'était pas pour rien qu'on appelait les gens de son espèce des Amputés. Ils avaient vraiment perdu une part de leur être.
À la lumière du feu tremblotant où cuisait un lièvre délicieusement gras, les lèvres de Dorante se penchèrent en avant et trouvèrent les oreilles de Nai, où elles chuchotèrent la promesse de les faire se retrouver à Telgram. Peu lui importait de ne pas être capable de remplir sa promesse : l'absence de passages n'arrêterait jamais un homme voulant retrouver une part de lui-même. Il en était persuadé.
À la lumière du feu tremblotant où planaient les restes d'un lièvre désormais dévoré, la veine du cou de Nai palpitait avec force et régularité, projetant de légères ombres sur sa peau immaculée. Ce serait la dernière chose que Dorante verrait avant de se retrouver à Balgram.
Seul.  
   


Dernière édition par Dorante Andersen le Jeu 14 Juil - 14:35, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Ven 1 Juil - 14:29

Rebienvenue Dory !

Le début de la fiche est juste génial, Dorante et Aramé sont perturbants à souhait, et le choix de daemon est d'une perfection sans nom brill Même si j'avoue qu'elle aurait aussi fait un très bon moustique, cette demoiselle What a Face

Hâte de découvrir l'histoire du bonhomme et de le croiser IRP


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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Ven 1 Juil - 17:05

J'aime déjà le phénomène, je sens qu'il y a moyen que ça parte viiiite en sucette niveau rp Re-bienvenue, puisse ce perso nous apporter de la fraîcheur et de la propreté avec son déo-dorante
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Ven 1 Juil - 19:36

Merci.
Aramè me fait te dire qu'elle n'apprécie pas du tout la comparaison avec un moustique, Ava. Mais c'est trop de compliments, plus que je n'en mérite, merci. ♥️
Palachou, on va éviter de partir en sucettes tout de suite, mon objet, c'est de rester le plus sérieux possible. yy Reste à voir si j'y arriverai.

Bon, faut que je termine encore l'histoire et les anecdotes, moi. smilee
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Dim 3 Juil - 11:55

Rebienvenue !
Ce personnage a l'air génial, et Iwan.
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Mar 5 Juil - 13:29

Merci.
Bon, j'ai pratiqué fini la première partie de mon histoire, j'espère que la seconde sera plus courte.
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Mar 5 Juil - 19:21

T'en fais pas va, on aime les romans
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Mar 5 Juil - 20:54

Damned je veux beaucoup trop rp avec ce perso shock !

Tu écris magnifiquement bien, vraiment, je suis heureuse que tu aies bientôt un pied à Balgram ! Bonne chance pour la suite!
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Sam 9 Juil - 22:50

À tes risques et périles, Ava. yy
Oh, merci Joa. Ce sera avec plaisir.

Au fait, je pourrais avoir un petit délai ? J'écris plus que ce que j'avais prévu. yy
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Dim 10 Juil - 0:06

bien sûr yy
une petite semaine de plus ça te va ?
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Lun 11 Juil - 22:20

Je pense que oui, ça ira largement, vu que j'ai presque fini. yy
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Jeu 14 Juil - 14:15

Mon dieu, quand tu parlais de roman, tu n'exagérais pas

Tout est parfait, et le pavé se lit bien, mais je vais t'embêter pour un petit détail Tu dis qu'Aramè le laisse derrière à quelques reprises lorsque Dorante est enfermé dans la cave, est-ce que tu pourrais me rajouter une petite précision de distance, puisqu'un daemon ne peut pas s'éloigner au-delà d'une quinzaine de mètres de son humain, ce qui limite sérieusement la zone de chasse d'Aramè (même si je la suppose assez arrogante sûre d'elle pour tenter le coup malgré tout) mmh Simplement pour éviter de créer de la confusion chez ceux qui te liront

Tu as aussi une petite coquille dans ta sixième anecdote, "risque de vie" au lieu de "rythme de vie", mais c'est un détail mineur yy

Voilà, deux petits détails à modifier, et je pourrai te donner ta couleur et t'envoyer gambader dans les rues de Balgram !
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Jeu 14 Juil - 14:36

Pas de souci, j'ai rajouté une précision. Même si ça reste une cave, donc on peut difficilement dépasser les quinze mètres, je pense.
Quelle belle coquille sinon, merci de me l'avoir fait remarqué. yy

Voilà, c'est modifié. ♥️
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MessageSujet: Re: Faites vos ablutions avant d'entrer.   Jeu 14 Juil - 14:45

Il est des nôôôôôtre !!

Félicitation mon petit !



C'est tout bon pour moi ! File gambader, et évite de trop te saigner, ça serait dommage de pas être en mesure de retrouver ta Nai yy

Félicitation ! Tu as fini ta fiche et tu viens d'entrer dans notre belle famille ! Mais avant d'aller gambader joyeusement n'oublie pas d'aller référencer ton métier et ton Poste à Pourvoir de famille ici. Une fois fait, tu peux aller créer ta Fiche de liens et Sujets. Si tu as des questions ou des suggestions, n'hésite pas à en faire part ici. Amuses-toi bien sur CA ! slip
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Faites vos ablutions avant d'entrer.
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