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 Relative happiness is still happiness right?

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MessageSujet: Relative happiness is still happiness right?   Mar 14 Juin - 1:34

Relative happiness is still happiness right?

Why can't I laugh if you can?



Une chemise. Chic, pas confort du tout, frustrant quand on fait des plis... Mais comment se mouvoir sans faire de plis? Maman passait du temps à chaque fois à donner une bonne apparence à cette chemise... Dieu qu'il était difficile de paraître riche quand on ne l'était pas. La chemise de Jo était en coton, blanche, du moins elle s'efforçait de l'être, mais du jaune commençait à poindre ça et là. Heureusement, la veste cachait tout ça. Il était normalement coutume de porter un gilet en-dessous de cette veste, mais Jo n'avait jamais eu les moyens de s'en procurer un, et puisqu'elle ne rentrait que trop rarement dans les habitations de ces quartiers plus aisés que les siens, alors personne ne remarquerait rien. Elle avait l'air de quelqu'un qui connaissait le coin, quoi qu'avec des fringues un peu fatiguées, de loin. La chemise et le pantalon en drap, sa mère les avait récupérés par le biais d'une ancienne amie qui, le plus discrètement du monde et plus par pitié qu'amitié, lui avait fait passer les vêtements maintenant trop petits pour son fils qui étudiait à l'université. Le reste, des petites trouvailles de-ci de là, du raccommodage d'anciens vêtements de son père pour la veste par exemple, des gants trouvés on ne sait où, dont on arrivait à peine à faire partir l'odeur de rat mort (Poussière merci maintenant il fallait coller son nez pour la sentir, contrairement à avant...), il fallait même cacher le trou sur le poignet gauche en laissant bien retomber la manche. La seule tâche de propre dans cet uniforme était le chapeau; Jo avait économisé des mois durant afin de s'acheter un chapeau melon qui vaille le coup d'oeil, contrairement aux vieux tout déformés qu'elle pouvait trouver pour trois sous dans les Limbes. Mais ça, ça se verrait trop!

C'était ainsi vêtue que Jo essayait de marcher avec ou assurance, ou décontraction, dans les rues du quartier de Valtourbe. Inutile de préciser à quel point la démarche était assez ridicule et ne rendait Jo que louche, dans ses vêtements fatigués et pas toujours bien coupés... Mais tant pis, au moins elle faisait l'effort de faire semblant. Seule Missa grinçait des dents en la voyant, lui qui était si fier de sa démarche légère et discrète avait l'impression d'être le centre de l'attention... Joahlya aussi bien évidemment, mais elle s'efforçait de penser à autre chose, cherchant -tout de même nerveusement- la seule boutique de livre dans laquelle elle n'avait jamais pris l'habitude d'aller. "Habitude" sous-entendait bien sûr une fois tous les deux mois, s'agissant ici de Jo et de livres. Mais sa mère en revanche lisait beaucoup, et peu connaissaient le secret de Jo (et Jo tout court, en fait) à savoir qu'elle avait passé le plus clair de son enfance dans les limbes. Liscialle connaissant sa mère, il était normal qu'elle sache, mais elle n'avait pas l'air de vouloir en parler à qui que ce soit, ayant apparemment compris la gêne de la jeune femme quant à son passé. Elle aimait bien Liscialle, et son mari aussi évidemment, bien que ce dernier soit plus étrange et réservé avec elle. Mais elle ne demandait pas plus qu'un sourire de toute façon, alors si ils le lui donnaient, c'était parfait!

Missa s'arrêta sur le perron d'une porte et se tourna vers Joahlya. Oui, c'était bel et bien là, la boutique était là! Jo se permit de se décontracter un peu et de relâcher pour de bon sa démarche avant de franchir la porte d'entrée, enlevant rapidement son chapeau. Le tintement de la cloche annonçant l'entrée d'un client sonna tandis que Jo fermait les yeux une demi-seconde. Si elle n'aimait pas lire, il était vrai qu'elle adorait le silence des librairies et qu'elle avait même appris à apprécier l'odeur des livres, par association d'idée sûrement. Liscialle, face à un client, semblait seule au comptoir, la petite devant déambuler quelque part des les rayons. Jo fit un distrait signe de tête à Liscialle pour que la jeune femme sache qu'elle n'avait pas à se presser avec son client, un gros monsieur qui avait l'air influent. Influent, bien sûr, c'était un synonyme de riche, ici. Après tout rien ne comptait dans ce monde, c'était bien pour ça que Joahlya travaillait 15h par jour, non? Aujourd'hui, elle avait la chance d'avoir un peu de temps, mais c'était seulement parce qu'elle avait travailler une bonne partie de la nuit. Heureusement que la petite ouvrière avait prit le pli de dormir peu avec le temps!

Patientant pendant que Liscialle conversait avec le gros monsieur, Joahlya fit mine de déambuler dans les rayons nonchalamment, comme si elle cherchait à se divertir... Ce n'était pas vraiment faux. Mais ce qu'elle cherchait ne se trouvait pas à proprement parler en rayon... On manquait de place sur les étagères pour ranger ces choses-là! Un pas après l'autre, lentement, silencieusement, elle avança... Au détour d'une allée, elle vit le tissu d'une robe voler, au niveau de ses chevilles. Joahlya sourit, contourna une autre allée, silencieusement, bifurqua, alla un peu plus loin, bifurqua encore, toujours silencieuse... Puis elle mit la main sur la bouche de l'enfant, l'empêchant de crier. Un rire se fit entendre, étouffé par la main, et heureusement vu les affaires qui semblaient se dérouler au comptoir... Jo prie la petite dans ses bras et les grands yeux étincelant de joie et de malice d'Hélionne la firent sourire. Elle appréciait vraiment Palareth et Liscialle, mais ce qu'elle aimait le plus chez eux était sans contester cette enfant si adorable. Joahlya n'avait jamais vraiment cotoyé d'enfants, hormis ceux avec qui elles jouait parfois (rarement) étant gamine, mais lorsqu'elle voyait la petite Hélionne, elle se redécouvrait elle-même: elle ne pouvait l'empêcher de lui donner de l'amour. Ce qui était bien avec un enfant, c'était qu'il était facile de communiquer. Quoi qu'ils pensaient c'était sur leur visages, et ça faisait du bien: aucun non-dit, aucun faux-semblant. Ils n'allaient pas chercher vos secrets ou à se servir de vous (quoi que Jo était un jouet de choix pour la petite!), c'était beau un enfant. Enfin surtout quand ce n'était pas le sien.

Au revoir Madame Balshilek.

Joahlya sortit du rayon, la petite Hélionne lui tenant la main, tandis que l'homme opulent sortait d'un pas lourd de la boutique. Ces gens-là, on ne pouvait pas savoir si ils étaient contents de vos services ou non, ils étaient juste supérieur et riche. Enfin, il était vrai que si ils étaient mécontents, ils le laissaient savoir, que ce soit en payant moins ou en partant en hurlant... Du moins, c'était ce que lui avait expliqué sa mère. Jo laissa la petite rejoindre la sienne de mère et prit enfin le temps de regarder Liscialle. Elle paraissait fatiguée, et de toute façon lorsqu'il s'agissait de regarder quelqu'un droit dans les yeux, le peu d'assurance qu'elle avait s'envoler. Peut-être par peur de ce qu'elle y verrait, peut-être par peur de ce que les gens pourraient y voir. Après un blanc un peu gênant, d'un ton mal assuré, elle tacha d'entamer la conversation.

Alors, votre journée se passe bien?

Pas un bonjour, elle avait oublié qu'elles ne s'étaient pas dit bonjour, puisque cela faisait quelques minutes déjà qu'elle était dans la boutique, et puis qu'elle lui avait fait un signe de main, et puis... Oh, des choses comme ça, ça s'oubliait vite! Liscialle n'en serait pas offensée, du moins elle l'espérait. Enfin non, même pas, puisqu'au final, elle avait oublié...


Dernière édition par Joahlya C. Fiorino le Ven 8 Juil - 18:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Dim 19 Juin - 14:05

Relative happiness is still happiness, right ?

There's nothing relative about happiness, either you are ou you are not


Quelques jours déjà que Palareth est reparti de l'Autre Côté, et déjà l'anxiété me ronge le ventre et trouble mon sommeil. Même Hélionne se joint à moi, pleurs retentissant dans la nuit tandis qu'elle appelle son père absent, trop petite pour comprendre sa disparition maintenant qu'il est devenu une présence familière auprès d'elle, me déchirant le cœur et faisant régulièrement marmonner des insultes à Ed. Sa rancune remonte à la surface et le tourmente lui-même, mon daemon parfaitement conscient des motivations de Palareth et globalement en accord avec, certain qu'il ferait de même s'il s'agissait de nous, mais malgré tout plein d'une colère renouvelée chaque fois qu'Hélionne crie des Papa déchirants ou qu'il aperçoit mes cernes. Mes explications tombent dans l'oreille d'une sourde quand je tente de faire comprendre la situation à Hélionne, optant à la place pour la faire dormir avec moi, cris retentissant malgré tout dans la nuit, simplement plus espacés que si elle dormait seule, me faisant moi-même verser des larmes.

L'eau de bleuet rend mes yeux moins rouges au réveil avant que je ne relève mes cheveux en un simple chignon, robe rapidement passée sans trop me soucier de sa teinte. Je vais passer la journée à la boutique de Palareth de toute manière, Hélionne fatiguée se blottissant dans mes bras tandis que nous nous mettons en marche, Tias niché sur la tête d'Ed, furet malheureux et fatigué. La bouquinerie n'est pas très loin, Poussière merci, et la journée commence lentement, Hélionne faisant une sieste blottie dans une veste de son père oubliée dans l'arrière-boutique avant de me rejoindre à l'avant, jouant dans les rayonnages. Ed l'observe de loin, prêt à intervenir auprès d'elle et de Tias pendant que je m'occupe des quelques clients, notant distraitement l'entrée de Jo. Il semble avoir fait un effort vestimentaire, pour tout ce que mes yeux de couturière notent aisément chaque défaut dans les coupes et l'usure du vêtement, dans son tombé.

Il y a une ambiguïté dans la silhouette de Jo, quelque chose qui lui dit un côté efféminé, le jeune homme a de toute évidence une taille qui reste marquée pour un homme et une pomme d'Adam particulièrement peu visible, des traits fins qui le rendent plus joli que beau, le tableau étrange à mes yeux. Je ne doute pas que nombre de jeunes filles le courtise, avec une telle joliesse, et une part de moi aimerait le mettre dans un véritable costume, mettre en valeur cette taille étroite et ces longues jambes, le forcer dans une chemise et un gilet une veste qui le forceraient à se tenir véritablement droit et m'aiderait à réellement juger de la largeur de ses épaules, instinct de couturière jamais entièrement dormant en moi. Je me retiens de lui proposer à chaque fois que je le vois, vraiment, pour la plus grande hilarité d'Ed.

Le client de l'heure part, Jo se rapprochant de moi avec Hélionne, ma fille ayant clairement adopté le jeune homme, ma tête s'inclinant de nouveau en guise de salutation. L'absence de bonjour du jeune homme ne me dérange en rien, et Ed se rapproche, Tias se ruant aussitôt entre ses pattes.

"C'est une journée comme une autre, du bon et du mauvais, même si j'aurai préféré que Palareth soit là pour s'occuper de la boutique, je crains de ne pas encore être très familière avec son catalogue et son système de rangement. Et vous ? Comment allez-vous ? Et comment se portent vos parents ?"

La question sort d'elle-même tandis que je me saisis de ma fille et la hausse dans mes bras, la chatouillant pour la faire glousser avant de la remettre au sol, Hélionne titubant jusqu'au nid que je lui ai fait où sa poupée de chiffon l'attend, Tias lui emboitant aussitôt le pas et se faisant fennec comme souvent, jouant avec une balle amenée de chez nous en la faisant rouler entre ses pattes. Je l'observe un instant avant de reporter mon attention sur le jeune homme, sourire aux lèvres. La fatigue et l'anxiété ne m'empêchent pas de rester polie, d'autant que j'ai depuis longtemps appris à rester commerçante en toutes circonstances, et qu'importe si cela n'est guère approprié pour une noble de nom.

"Désiriez-vous regarder pour un livre, ou voulez-vous simplement discuter autour d'un thé ou d'un café ? Je peux aisément nous en préparer si vous désirez boire quelque chose."

Il n'y a après tout pas de clients en ce moment, autant que j'en profite.
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Jeu 7 Juil - 17:16

Relative happiness is still happiness right?

Why can't I laugh if you can?



Joahlya fronça les sourcils, regardant un peu autour d'elle. Il était vrai qu'elle n'avait pas vu Palareth aujourd'hui, il avait fallu que Liscialle le lui dise pour qu'elle le remarque. Ca n'arrivait pas souvent, les quelques fois où elle avait vu Liscialle seul sans Palareth, il était dans l'arrière boutique ou encore caché dans les rayons, il ne lui semblait pas avoir un jour vu Liscialle s'occuper de la boutique. Mais après tout, Joahlya n'était pas du genre à se rappeler de ce genre de détails, donc peut-être était-ce une situation normale, bien que Liscialle aie du mal à suivre...

Et vous ? Comment allez-vous ? Et comment se portent vos parents?

Oh, très bien, merci! Ca fait quelques temps que je ne les ai pas vu, mais je crois qu'ils vont bien. Après tout ils font toujours tout aller!

Son père avec son sourire et son monde à lui, et sa mère avec sa poigne de fer. Parfois Missa se demandait comment Jo et lui avaient fait pour naître de cette union, eux qui n'étaient pas du tout comme le couple Fiorino... Mais au moins ils avaient eu une belle enfance et la chance inouïe de pouvoir être qui ils voulaient, ils le savaient très bien. Bien que Jo préfèrerais être encore autre chose... Mais ça Missa se disait que ça passerait. D'abord c'était la cause à l'insouciance d'un enfant, puis à la crise d'adolescence, puis à la crise de la vingtaine... Mais oui ça passerait. Les pensées de Missa furent interrompues par la proposition de Liscialle.

Désiriez-vous regarder pour un livre, ou voulez-vous simplement discuter autour d'un thé ou d'un café ? Je peux aisément nous en préparer si vous désirez boire quelque chose.

Oh! Euh... Eh ben ma mère m'a encore passée une commande de livres, mais j'aime beaucoup parler avec vous madame, si vous avez envie de thé aussi, ce serait un plaisir pour moi!

La phrase était gauche, l'enthousiasme de Joahlya limpide, elle n'aimait pas vraiment sociabiliser avec qui que ce soit mais la douceur maternelle de Liscialle lui avait toujours plu et elle était prête à rester assise sur une chaise pendant une heure rien que pour elle. En fait, Joahlya n'était pas si difficile que ça à dompter, un peu comme un animal sauvage: un peu de douceur et elle vous regarderait avec dévotion jusqu'à ce que vous éleviez la voix. Un peu comme un chien... Bien entendu, personne ne s'était jamais amusé à lui faire la remarque. Mais il paraît qu'un des gars de l'usine y a pensé, une fois... Joahlya fit un grand sourire à Liscialle tandis que Missa, sur le comptoir, regarda un peu autour de lui. L'absence de Palareth et les cernes de sa femme le rendait soucieux. après tout, aujourd'hui, Jo et lui n'avaient pas besoin d'aller au travail (bien qu'il ne se salissait jamais les pattes pour l'aider, en bonne midinette qu'il était) aujourd'hui car la machine était en maintenance, fait assez notable pour sortir. C'était d'ailleurs pour ça qu'Elandra l'avait envoyée ce jour-ci, où elle savait que sa fille ne faisait rien, ce qu'elle avait horreur de faire. Alors quitte à avoir du temps libre... Joah reçu mentalement le raisonnement de son daemon et approuva.

Madame Liscialle, dites, vous avez besoin d'aide aujourd'hui? Missa et moi on est en congé forcé, alors quitte à être là on peut aider!

Elle passa sous silence le fait qu'elle lisait lentement et qu'elle était aussi adroite qu'une chèvre. Si elle pouvait déplacer du charbon et réparer un conduit de cheminée, elle pourrait trouver quelques livres au besoin, ce ne devait pas être sorcier! Et puis elle aimait bien Liscialle. Et elle passerait du temps avec Helionne, c'était sympa aussi, elle l'aimait bien cette gamine toute gentille. Si gentille qu'elle ne se doutait même pas qu'elle puisse pleurer au besoin, un enfant parfait! La voisine avait un gosse qui pleurait souvent, c'était ennuyeux, de quoi le jeter par la fenêtre sans état d'âme pensait-elle souvent avant de se faire réprimander par Missa. Mais voilà, Helionne était comme une poupée aux yeux de Joah, peut-être était-ce ce nom si important qu'elle portait qui lui donnait ces airs de princesse? Balshilek, un bien grand nom. Joahlya avait décidé qu'elle aimait bien ceux qui portaient ce nom. Certes, elle n'en connaissait que trois, et sa mère avait tenté de lui expliquer que Palareth était assez éloigné du reste de sa famille, mais Joahlya ne l'avait jamais vraiment écouté, pour elle une famille était une famille. S'il était vrai qu'elle était totalement différente de ses parents comme Missa l'avait pensé plus tôt, tous les trois avaient un point commun: leur gentillesse. Alors pourquoi ne serait-ce pas pareil pour le reste du monde? Elle était sûre que ça l'était. Et Missa désespéré d'être le daemon d'un gars aussi simple d'esprit. Il préférait penser ça plutôt que de se dire que Jo était une petite sotte... Joahlya ne prêta de toute façon pas plus attention à lui qu'au reste du monde, focalisée sur la tasse de thé qui l'attendait.


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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Dim 17 Juil - 21:19

Relative happiness is still happiness, right ?

There's nothing relative about happiness, either you are ou you are not


Tape contre mon bec tandis que mon bec glisse contre Tias, daemon gloussant et mordillant mon bec en un baiser avant de me délaisser pour suivre Hélionne et Cia, mon regard le suivant. J'ai hâte qu'il apprenne à parler, de connaitre son nom complet, pour être sûr qu'il ne soit baptisé d'après la terrible chienne. Je ne veux pas qu'on me la rappelle encore, qu'on me rappelle les Balshilek au-delà d'Elspeth et Palareth. Entre le juge et la mère de Palareth, j'ai la sensation parfois qu'il existe une conspiration pour me séparer de Guinerain, pour priver Cia de son mari et faire grandir sa fille sans son père. Ce n'est pas juste, mon bec s'abaissant en contrariété, regard tombant brièvement sur Missa avant de l'ignorer. Elle n'est pas Guinerain, et elle ne m'intéresse pas, pas plus que ce garçon face à ma Cia. Je sais qu'elle est curieuse de l’ambiguïté de son apparence, mais je m'en fiche. J'ai envie qu'il parte. Cia me dit asocial ces temps-ci et délibérément cruel et sans tact, et elle a raison. Je ne compte pas redevenir aimable avant d'avoir retrouvé ma furette. Si elle disparait de nouveau, j'irai de l'Autre Côté disparaitre pour la rejoindre. Je n'en peux plus de la perdre, et je sens la même lassitude en Cia, qui grandit avec les jours, même si elle ne l'admet pas vraiment.

On devrait être ici avec Palareth et Guinerain qui rient, ou dans le jardin à nous occuper des fleurs en attendant qu'ils rentrent du travail, Hélionne et Tias endormis sur une couverture. Je devrais pas voir Cia acquiescer en entendant Jo donner des nouvelles de ses parents, ni l'inviter à boire quelque chose, et encore moins sourire en l'entendant proposer de donner un coup de main. Je veux pas qu'il nous aide, il ne connait pas le système, et sa mise n'est pas correcte, et ce n'est pas convenable qu'il aide Cia comme ça, pas alors que Palareth n'est pas là. Il a laissé la boutique à Cia et les gens l'acceptent, mais ce genre de main d'oeuvre va faire jaser, et je ne veux pas qu'on jase sur ma Cia, je ne veux pas qu'on dise qu'elle n'aime pas Palareth alors qu'elle met si longtemps à s'endormir le soir noyée dans une de ses chemises à lui pendant que je tourne dans notre petit lit pour chercher la fourrure de ma furette.

Ils vont rentrer.
Tu ne le sais pas.
Ils vont rentrer. Ils doivent rentrer.
Mais ils seront peut-être pas tous les deux, et même, tu as vu ceux qui sont allés plusieurs fois de l'Autre Côté, tu as entendu les rumeurs, ils finissent par rester là-bas.
Ils vont rentrer. S'il te plait. Je ne peux pas penser autrement.
Ils vont rentrer.
Oui.
Tous les deux.
Oui.
D'accord.


Distraitement, j'entends Cia refuser poliment l'aide de Jo en expliquant que ce serait pas correct de tirer avantage de sa présence comme ça (la bonne blague, ce ne serait pas correct tout court, mais ça, Cia est trop polie pour le dire), me rapprochant à la place d'Hélionne et Tias, m'installant près d'eux pour être sûr qu'il ne leur arrive rien tandis que Cia passe dans l'autre pièce faire du thé (et pas du Thé parfumé et délicieux dont le goût me manque parfois, avant que je me rappelle que c'est aussi de sa faute si ils ne sont plus entièrement à nous et que je redevienne jaloux, yeux de Cia se levant au ciel devant mon immaturité même si une petite part d'elle regrette toujours cette période avant que Palareth ne trafique ses dossiers, ne découvre cette boisson, aussi sublime soit-elle), la distance gênante mais pas encore douloureuse, un tiraillement désagréable sous mes plumes mais pas encore une brûlure semblable à celle de la glace.

Enfin Cia revient, servant le thé et interrogeant au passage Jo sur les livres dont il a besoin tandis que j'accorde un regard à Missa en me dirigeant vers ma tasse, bec y plongeant et sirotant le liquide parfumé mais parfois bien fade à nos yeux. On tait ce fait, même à Palareth et Guinerain, les relents de douleur qui montent parfois, juste une douleur fantôme dont on sait qu'elle n'est pas réelle et qu'on ignore. C'est pas très important, après tout, et je replonge dans ma tasse, tourné de sorte à toujours voir Tias et Hélionne occupés par sa poupée, notant distraitement que Cia semble penser qu'on a plusieurs des livres recherchés.

J'espère que Jo a pensé à prendre de quoi nous payer au moins, je suis pas d'humeur à ce que Cia leur fasse crédit. L'époque des coups de plateaux me revient trop en tête, et je ne peux pas m'empêcher de claquer du bec en direction de Missa, l'avertissement clair. Si ils n'ont pas de quoi payer, je la mettrai dehors de force, sa queue est assez longue pour que je puisse la trainer de force. Je suis sûr que leur mère nous pardonnerait.
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Mar 19 Juil - 23:32

Relative happiness is still happiness right?

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Jo se gratta la tête, un peu gênée. Pour elle, aider Liscialle semblait être une bonne idée, mais il semblait que ça ne fasse pas bien. Cela ne faisait donc pas bien d'avoir le soutien de quelqu'un lorsqu'on en était dans le besoin? Ou peut-être Liscialle n'avait-elle besoin de personne? Palareth allait peut-être bientôt revenir? A moins que Jo et Missa gênent totalement le commerce? Non, Missa les rassura: sinon, Liscialle ne leur aurait pas proposé un thé. D'ailleurs, la tasse arrivait et Joah la prit en remerciant Liscialle d'un grand sourire, elle n'avait pas tout le temps l'occasion de boire du thé; du moins en dehors de celui de sa mère. Mais celui-ci était bien meilleur elle trouvait! Surement pas meilleur que celui de son père mais il refusait qu'elle goûte...

"D'accord, je comprends Madame Balshilek. Vous savez tout de même j'espère me faire signe en cas de besoin!"

Joahlya lui sourit à nouveau puis détourna le regard, attendrie par le spectacle de la petite Helionne qui jouait calmement. Elle n'aperçut ni le regard perçant du daemon de son interlocutrice, ni le rabattement des oreilles inquiets de sa propre genette. Elle buvait du thé en bonne compagnie et c'était tout ce qui l'importait. A la demande de Liscialle, elle déplia le petit papier sur lequel figuraient le nom des ouvrages recherchés par sa mère. Toute perdue dans ses pensées et parce qu'il lui semblait mal venu de siroter le thé chez quelqu'un sans lui faire la conversation, elle lança d'un ton enjoué:

«J'imagine de toutes façons que votre mari ne doit Paz être loin! Après tout, il n'aurait pas laissé sa femme sa fille et sa boutique seuls trop longtemps!»

Elle rit doucement, comme si ce genre de situation aurait été totalement inconcevable. Oui, Palareth devait être en voyage d'affaire.

«Mais quoi qu'il en soit je suis sûre que vous devez assurer sur tous les plans madame Balshilek, je ne connais pas beaucoup de femmes mais je pense que vous en êtes une grande.»

Joahlya appuya ses mots qui se voulaient gentils avec un grand sourire, comme un bambin tachant de faire un compliment à une grande dame. Missa par contre battit l'air de sa queue, espérant que Jo n'avait pas été trop maladroite, ça lui arrivait souvent après tout. Il se rapprocha imperceptiblement d'elle, peu rassuré par la teneur de l'échange en cours et par l'humeur massacrante du daemon en face de lui. Car si Joahlya n'était pas assez fine pour remarquer un regard assassin si il n'était pas planté directement dans ses yeux, Missa avait très bien noté celui de Delenrorn et aurait volontiers notifié à son interlocuteur silencieux qu'il avait reçu le message, si seulement il avait perçu la teneur de ce dernier. Mais il avait beau se repasser les quelques minutes écoulées en boucle, il ne voyait pas ce qui clochait: ils s'étaient amusés avec Helionne, avait été polis avec Liscialle, allant même jusqu'à lui proposer leur aide, ils lui achetaient maintenant des bouquins en sirotant leur thé avec plaisir, ils n'avaient pas oublié de remercier... Toujours inquiet, il prit le parti de ne rien faire de plus que de rester à l'affût du moindre détail, penchant sa tête pour laper un peu de thé. C'est vrai qu'il était bon, ce thé...


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Dernière édition par Joahlya C. Fiorino le Ven 22 Juil - 15:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Jeu 21 Juil - 12:40

Relative happiness is still happiness, right ?

There's nothing relative about happiness, either you are ou you are not


Que d'amertume en Ed et de colère, tandis que je sers le thé à Jo, sourire poli aux lèvres sincère malgré sa discrétion. La situation n'est pas très correcte, et j'approuve de la tête la demande du garçon de ne pas hésiter à l'appeler si j'ai besoin d'aide, mais la compagnie est bienvenue pour me changer les idées, comme je l'avais escomptée, aide à remiser fatigue et négativité dans un recoin de mon esprit et à les ignorer pour l'instant, tandis qu'Ed se complait dans sa misère, comme toujours. J'essaie d'ignorer, il préfère ressasser. Et lâcher sa bile sur le monde entier, aigreur contagieuse, comme un enfant à qui l'on aurait retiré son jouet favori et qui ferait un caprice pour tenter de convaincre le monde de lui rendre. Il se défoule sur eux, pour ne pas avoir le moindre reproche à faire à Guinerain quand elle reviendra; je sais déjà qu'il la prendra sur son aile et refusera de la laisser durant quelques jours au moins si seulement elle l'autorise, s'assurant tout du long qu'elle est bel et bien là. Plus que moi peut-être il s'inquiète; mon inquiétude se porte sur mon mari et sa moitié; la sienne, uniquement sur sa furette, et la manière dont elle a réagit alors qu'elle est dans ce monde qui veut sa mort.

Je m'inquiète autrement, main se refermant sur la liste que me tend Jo et regard parcourant les titres des ouvrages que sa mère désire, sourire se crispant tandis que le jeune homme balaie l'absence de Palareth et en rit, trop naïf pour deviner la réalité de la situation, son et mots faisant se crisper Ed qui prend une longue gorgée de thé pour se contenir et éviter de lui lancer la vérité au visage, tasse presque vide aussitôt remplie de nouveau. Il faut qu'il se calme, intimation au silence lancée d'un regard, mon manchot reniflant mais obéissant. Sa colère contribue à mon épuisement et à mes cauchemars, je n'ai pas besoin d'elle même en ces circonstances, optant à la place pour un sourire factice et une remarque que j'oublie aussitôt prononcée pour ne pas alarmer le garçon. Je lui ai dit qu'il avait dû partir en voyage d'affaires chercher un paquet qu'il ne pouvait se faire livrer, je crois. Ce n'est pas un mensonge au moins, pour tout ce que la matriarche du clan Balshilek n'apprécierait sans doute pas la comparaison. En cet instant, elle ne soucie guère de son opinion, remerciant Jo de son compliment aussi maladroit soit-il tandis qu'Ed lance un nouveau regard à Missa, avertissement clair dans ses pupilles. Que les choses restent au stade du compliment, Cia est mariée et fidèle et toujours aussi éprise de son époux, avant de se détourner de la genette, allant à la place de nouveau veiller sur Hélionne et Tias. De mon côté, je me redresse, parcourant une nouvelle fois la liste avant de sourire au garçon, main lissant délicatement le tissu de ma robe.

"Préférez-vous reprendre un peu de thé, ou que nous regardions d'abord pour les livres de votre mère ? Il est possible que n'en ayons pas certains, mais je noterai leurs noms afin de tenter de les commander ou pour que Palareth s'en occupe une fois rentré, si une certaine attente ne vous dérange pas, je crains qu'il n'ait rencontré quelques délais."

Mensonge, ou pas, je l'ignore. J'ignore si ce qui devait être trouver sa mère et rentrer s'est révélé plus difficile que prévu, si elle n'était pas là où il le pensait, si il est tombé malade, tant de choses que j'ignore. Je crois que je n'aurai jamais aussi peu apprécié ma belle-mère que depuis que j'ai appris son sort et la décision de Palareth alors même que je la comprends. J'aurai fait de même pour lui, fait de même pour Père et Mère s'ils étaient encore de ce monde. Je ne peux qu'espérer à la place, qu'ils rentrent tous trois. Contrairement à Palareth, je doute fort qu'ils rentrent à quatre. Pas alors que Palareth est parti depuis tant de jours.

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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Ven 22 Juil - 15:53

Relative happiness is still happiness right?

Why can't I laugh if you can?





Missa était tétanisé. Lui qui n'était pas très doué en relationnel, il était pourtant persuadé que Jo n'avait pas commis de bavure, même si lui ne se risquait pas à parler, et pour dire quoi de toute façon? En tout cas, le regard meurtrier du manchot ne trompait pas, il y avait anguille quelque part, et Missa n'arrivait pas à déterminer quoi. A moins que... Soudain l'idée germa dans son esprit, saugrenue, improbable. L'idée lui avait-elle effleurer que Joah puisse tenter de charmer Liscialle? Il était vrai qu'elle était maladroite dans ses compliments... Mais en même temps, c'était Joah, et une Joah adroite en relationnel, c'était un autre. Non, c'était vraiment une idée stupide que de croire ça, il doutait que Delenrorn en soit arrivé à cette conclusion. Joah quant à elle termina sa tasse de thé à la hâte et se léchant discrètement les lèvres se leva chercher les livres de sa mère avec Liscialle. Ainsi la chose ne seraient plus à faire et elles pourraient converser -ou non-librement.

Missa choisit de rester au comptoir à laper doucement son thé, quelque peu nerveux de se trouver sans Liscialle pour retenir le manchot qui semblait de mauvais poil. Il espérait même qu'il finirait par les accompagner. Joah, elle, suivant Liscialle, passa dans les rayons en lisant quelques titres à la va vite. Elle ressassait et retournait l'explication de l'absence de Palareth dans sa tête avec envie. Un voyage... Ses yeux s'arrêtèrent sur un ouvrage relatant il semblait le voyage autour du monde d'un explorateur.

«Votre mari à beaucoup de chance, j'espère qu'il profite de son voyage...»

Les pensées défilaient dans sa tête et elle se laissait aller. Elle qui parlait tout de même rarement laissa tout à coup sa langue suivre seulement son imagination et non les principes de tenue et ses difficultés en conversation, les images se succédaient et les yeux de Joah ne voyaient plus ce qu'il y avait devant elle.

«Il a tellement de chance de pouvoir découvrir le monde. Il a une bonne vie je crois, entre vous et sa liberté d'aller où il veut. Enfin c'est mon point de vue, je ne le connais pas autant que vous évidemment... Mais de ce que je sais il a de la chance. J'aimerais tant découvrir le monde moi aussi... D'autres paysages, d'autres visages, d'autres coutumes, autre chose que Balgram, la campagne pourquoi pas... Respirer un autre. Être sous un autre ciel. Découvrir une autre face du monde...»

Alors son esprit d'enfant s'en fut. Elle revécu les récits de son père, les papillons avec des ailes en tartine, les champignons géants, le thé partout, celui qui était meilleur que tout, cet attrait pour la ponctualité et l'anxiété que Missa voyait dans les yeux de son père lorsqu'il voyait une horloge... Oui, une autre facette du monde, comme un autre monde. Un autre air toutefois, sans poussière, sans Missa... Cela vaudrait-il le coup? Comme à chaque fois qu'elle avait cette pensée elle sentait un flot de colère déverser dans sa tête, une colère qui n'était pas la sienne, mais qui cachait quelque chose de plus grand encore: la douleur du rejet. Ceci bien sûr elle s'efforçait de ne pas y penser, elle ne supportait pas d'être déchirée ainsi entre les deux facettes d'elle-même. Car oui, le Wonderland faisait partie d'elle, elle en était sûre... Il était trop dans son père pour ne pas être en elle. Joah battit des paupières quelques fois afin de reprendre le contrôle de ses pensées, mais ce n'était pas une franche réussite. Elle se tourna alors vers Liscialle, à moitié présente.

«Et vous, madame, avez-vous déjà eu la chance de voyager?»
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Ven 29 Juil - 17:36

Relative happiness is still happiness, right ?

There's nothing relative about happiness, either you are ou you are not


Il a de la chance d'être en voyage. Ce ne sont pas les mots exacts, mais ils ravivent ma rage tandis que mon bec frotte doucement la tête de Tias avant que je ne me tourne vers Missa, la fusillant du regard pour la stupidité de son humain. Oh, il ne pense pas à mal, ça je le sais, mais les mots résonnent dans l'esprit de Cia en s'entrechoquant et j'incite rapidement Tias à me suivre, Hélionne nous emboitant le pas, mains accrochés dans le pelage du chiot massif. Mes ongles cliquent et claquent contre le plancher, délibérément, tandis que je me glisse entre Cia et Jo avec un regard noir dans sa direction alors que Cia attrape Hélionne et l'assoit sur sa hanche, petite main tirant sur sa robe aussitôt pour avoir toute son attention. De mon côté, je peux sentir Tias retourner se cacher sous mes plumes, minuscule poussin qui ressort le temps de se faire poussin d'autruche qui retourne aussitôt se cacher au chaud, mon bec glissant un instant contre son duvet.

"Mama... Mama, Papa ?"


La petite voix est on ne peut plus audible dans la boutique alors que les yeux d'Hélionne traquent la silhouette de son père, Tias s'agitant avant de s'échapper, s'éloignant autant qu'il le peut en appelant, cris aigus et perdus qui se font de plus en plus déchirants avant qu'il ne redevienne furet assis, sons éplorés s'échappant de sa gueule tandis que je le rejoins et le glisse sur mon aile, le consolant autant que je le peux. Un regard me montre la tension montante dans le dos de Cia alors qu'elle garde Hélionne contre elle, petites mains s'agitant. L'image de ses grands yeux verts si semblables à ceux de Palareth, larmes les faisant briller tandis qu'elles commencent à couler et que sa petite bouche tremble, laissant échapper les premiers sanglots, traverse mon esprit en un éclair, ma moitié m'imitant alors qu'elle console sa fille du mieux qu'elle le peut, ignorant entièrement Jo et ses livres et sa question. Hélionne est globalement heureuse, mais elle est têtue, la digne fille de ses parents, et si elle a décidé que son père devrait être là en cet instant, nous ne pourrons pas la distraire, juste tenter de la consoler du mieux que nous le pourrons tandis qu'elle pleure et l'appelle comme pour l'invoquer. Je peux sentir la lassitude de Cia tandis qu'elle fait demie-tour et retourne au comptoir, une main se perdant dans mes plumes alors que je la laisse se glisser sous mon aile, bec frottant son épaule tandis que je marche de concert avec elle, les cris d'Hélionne et Tias transperçant nos tympans.

"Mama, Papa ! Papa Papa Papa !"


Les petits poings battent contre Cia, sans force derrière les coups, tandis qu'Hélionne continue de réclamer son père. C'est la fatigue, ça doit être la fatigue, ma rage chassée par l'inquiétude et l'urgence et la peine de Cia qui remonte tandis qu'elle enroule sa fille dans la veste de son père et lui glisse sa poupée dans les bras, lèvres glissant sur son front avant de redresser le visage vers Missa, pâle sourire aux lèvres.

"Navrée, pourriez-vous me laisser la liste ? J'amènerai moi-même les livres à votre mère, elle n'aura qu'à me régler à ce moment, je crains qu'Hélionne ne soit ma priorité pour l'instant, vous pouvez comprendre je n'en doute pas."


Ils ont intérêt à comprendre, oui, tandis que j'encourage Tias à se bouiner sous mes plumes avant de fusiller Missa du regard, Cia trop occupée par Hélionne pour se soucier de mon attitude cette fois. Tant mieux, parce que je ne l'écouterai pas, me contentant de faire un pas en arrière pour encore me rapprocher sans lâcher la genette des yeux. Missa m'indiffère, en général, trop précieuse, trop étrange avec sa voix grave, clairement indigne de mon attention, mais aujourd'hui, elle me hérisse les plumes, alors même qu'elle ne ressemble absolument pas à Guinerain. Parce qu'elle ne ressemble pas à Guinerain. Et pourtant je la haïrais encore plus en cet instant si elle lui ressemblait. C'est compliqué.

"C'est pas qu'on veuille vous mettre dehors, mais on va sans doute devoir fermer la boutique et rentrer, Hélionne et Tias seront mieux à la maison. Reprenez du thé si vous voulez pendant qu'on attrape le manteau de Cia, et pensez à laisser la liste, on s'en occupera demain."


Je suis fier de moi, je suis resté poli. Enfin, pas à en croire Cia, apparemment, ma voix était trop indifférente, comme si je parlais à un mur, mais elle peut pas me demander un miracle non plus, Hélionne et Tias veulent Palareth, et je veux rentrer, et Cia veut se réfugier à la maison, j'ai pas le temps d'être poli quand j'ai tout ça à penser, bec attrapant le petit livre de comptes et le fermant alors que Cia me lance un regard que j'ignore. Elle peut râler, je m'en fiche. Je veux juste rentrer, et je sais qu'elle aussi. On aurait jamais dû ouvrir la boutique aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Relative happiness is still happiness right?   Ven 5 Aoû - 13:55

Relative happiness is still happiness right?

Why can't I laugh if you can?





Les rêves de Jo s'envolèrent loin et son coeur se crispa. Il existait peu de choses qui pouvait faire réagir Jo à ce point: elle réagissait à à peu près tout donc elle avait appris à temporiser avec le temps. Il y avait le stress constant, et l'inconstant, ça ce n'était plus du stress: c'était tenace, ça tordait l'estomac, ça faisait se dilater les pupilles, et le souffle se couper. Ca c'était la réaction qu'on avait quand on avait fait quelque chose de mal. Une bêtise. Joahlya n'avait aucune idée de si c'était vraiment le cas ou non, mais Missa lui disait que si: c'était le manchot qui le lui disait. Et surtout, c'était surtout les pleurs du bébé. Les pleurs du bébé. Dieu qu'il était horrible de voir la petite Hélionne pleurer son père. Mais depuis combien de temps était-il donc parti? A moins que la petite n'ai pas l'habitude de son absence? Mais tout ça n'était pas son affaire. Rien de tout ça ne la regardait, et plus que jamais Joah se sentait de trop, elle avait l'impression d'avoir été trop maladroite, d'avoir trahie quelqu'un qui comptait pour elle, avec qui elle se sentait un peu bien. Mais ça n'avait plus d'importance, Helionne pleurait. Elle fit un peu en arrière, et regarda Liscialle. Comment faisait-elle pour rester aussi calme? Maintenant Missa voyait tout de même la tristesse dans ses yeux, et peut-être la lassitude. Ils avaient envie de partir en courant, de fuir ce trop plein d'émotion, qu'elle avait peut-être causé, ou surement, et comme d'habitude...

La liste. Joah desserra le poing qui s'était fermé par la pression. Les cris ne cessaient pas, daemon et enfant pleuraient, et ça faisait mal. Joah se découvrait un instinct maternel: elle avait horreur de ça. Le papier se défroissa et elle marcha d'un pas rapide vers le comptoir pour le poser tandis que Missa se fit quelques peu chasser par le daemon de Liscialle. S'en était trop pour lui, trop pour elle, trop pour eux tous: Joah passa la porte d'un pas pressant, silencieuse. Peut-être que Liscialle ne remarquerait-elle pas, accaparée qu'elle était par sa fille? Ou peut-être que si et qu'elle trouverait ça impoli? Peut-être trouverait-elle ça impoli? Joahlya fit deux grandes enjambées et le tintement des pièces se firent entendre de sa poche. Elle regarda autour d'elle et courut.

Maman ne lui en voudrait pas, elle pensait. Ou alors elle lui rembourserait. Mais elle avait vraiment besoin de ça. Et quand elle disait elle, elle ne savait pas si elle parlait d'Helionne ou d'elle-même. Peut-être toutes les deux en avaient besoin. A peine quelques minutes qu'elle et Missa avait passé la porte qu'elle rentrait en trombe dans la boutique, se ruait vers le comptoir pour poser la peluche sur le comptoir. Un petit ours en peluche, tout ce qu'il y avait de plus mignon, à offrir à une petite fille. Le vendeur n'avait rien marqué sur l'étiquette, car il était mieux que le mauvais souvenir ne soit pas gravé sur ce petit ours. Alors elle se contenta de crier, à la fois pour couvrir les cris de la petite, et pour libérer un peu de son hystérie à elle:

"Je suis désolée!"

Ceci fait elle repassa la porte de la boutique en sens inverse, toujours avec la même vitesse, toujours en trombe, mais cette fois elle ne revint pas. La peur d'avoir fait une bêtise la talonnait trop. Et ça nouait l'estomac et altérait la respiration, et les larmes montaient, et une spirale inconnue nous aspirait et elle courut vite, elle courut loin, elle courut très fort. Et elle était désolée.
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