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 Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]

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MessageSujet: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Lun 30 Nov - 16:59

Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe.

Carpe Diem




Il n’y avait rien de pire que l’ennuie, ça guettait, ça grattait. Ça volait constamment a- dessus de nos têtes et s’engouffrait dans le vide du temps quand il y en avait. C’était perfide et je détestais ça.  Comme à chaque fois qu’il rodait, j’allais rendre visite aux amputés. Des fois c’était pour les embêter, d’autres pour les écouter, je n’avais pas encore décidé qui de l’oreille ou de la main aurait le fin mot de l’histoire. Si l’histoire devait se finir par un mot, c’était triste s’il devait rester seul, là, comme ça. La solitude aussi c’était pas bien drôle. Mais bon, soyons honnête, avec Némys ce n’était pas quelque chose que je connaissais et c’était tant mieux.
Pour conclure, cela dépendrais surement de celui que je croiserais en premier. Ma moitié ne m’avait pas accompagné, elle ne les aimait pas trop, les amputés.  Elle préférait ceux qui avaient encore leurs animaux. Je n’arrivais pas à voir ce qu’elle leur trouvait à ceux là, tout frileux, peureux et beaucoup d’autre mot en « eux ». Ils ne racontaient rien, ne buvaient pas de thé, ils se lamentaient beaucoup. Eux, l’ennuie anesthésiait leur sens pour être si peu … réactif.

Finalement ce serait une victime et pas un conteur. Je souris au dos de l’homme que j’aperçois au loin, vérifie les poches des sacoches accrochées à ma ceinture et leurs contenus. Il y avait exactement de quoi faire.  Il était là, assis à une table, parlant à sa tasse de thé d’un air très sérieux. Je lui tape derrière la tête pour qu’il la tourne vers moi. Une fois fait, j’en profite pour glisser des feuilles de menthes dans sa tasse le plus discrètement possible. II déteste ça. Je le sais car un jour une malheureuse a fait la bourde et il en est devenu rouge de colère.
Un peu comme Némys.  

-B’jour Pala.

Il s’appelait Palareth, un prénom étrange pour un nom qui était imprononçable. Bishal…Balshi… enfin un Ba quelque chose. Je l’avais entendu une fois pour n’en retenir que la première syllabe, les autres s’envolant loin hors de ma tête. Il faut dire que mon oreille se battait contre l’ennuie d’entendre tout ces sons compliqués, donc forcément réussir à tout faire en même temps ... Vous voyez, quand je vous parle du fléau de l’ennuie. Enfin passons.
Sans lui demander son avis, je le contourne pour m’assoir face à lui. Je n’avais aucune idée de pourquoi une petite table était ainsi installée au milieu de nulle part. Mais nous étions de l’autre côté, le monde de l’improbable, ce n’était donc, finalement, pas si improbable que ça. Enfin, il fallait se dire aussi que j'étais à l'endroit réservé pour le thé. Le boire, pas le faire grandir. Ça grandit autre part le thé.

-J’ai quelque chose pour toi.

Je sors un petit sac en toile, gigotant et se débattant comme un beau petit diable. J’ouvre la cordelette pour laisser échapper la souris qui avait voulu manger le gruyère dans la cuisine de maman. Je l’avais capturé en me disant que je pourrais appâter quelque chose de plus intéressant avec.  Finalement, c’était l’agacement de l’homme qui en serait la cible.

Le rongeur titube maladroitement sur la table, tremblotant, ne sachant encore trop où aller.

-C’était une souris c’est ça ?

Il savait de quoi je voulais parler, je pose mes coude sur la table, le menton entre mes paumes, contente de moi.
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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Ven 4 Déc - 22:20

Vile enquiquineuse
gâcheuse de thé

Sales gosses



Énième dispute avec l'horlogère et toujours à propos du même sujet. Les mots s'étaient enchainés encore et encore, haussant le ton dans le petit atelier alors que je soutenais dur comme fer cette théorie qu'elle ne comprenais pas. J'avais donc repris ma montre, objet de tous les maux, avant de sortir, la mâchoire crispée et le regard planté sur la courses des aiguilles trompeuses et vile. Ne jamais faire confiance aux montres, jamais. Leurs cliquetis moqueurs dissimulaient leurs desseins démoniaques, leur dorures et matériaux nobles n'étaient qu'une enveloppe chaleureuse pour mettre en confiance, tel un félin se frottant aux pieds de son maître avant de le lacérer avec ses griffes. D'un autre côté, pourquoi je continuais à garder cet objet maléfique ? Ce n'était pas comme si c'était un héritage familial, ou quelques chose qui avait un tant soi peu de valeur. Certes, Avaïane me l'avait offerte à mon arrivée, mais depuis elle était la source de beaucoup de maux.

Toujours est-il qu'un thé règlerai le problème, empêchant l'horrible brûlure et brèche invisible de se réveiller par la même occasion. La table de la veille était toujours dehors, restée devant la tente aux couleurs chatoyante. Heureusement la nuit avait été sèche. Tout y avait été laissé en suspend, omis les pauvres gâteaux qui avaient été dérobés par les passants. Je fis chauffer l'eau sur le feu, préparant les précieuses feuilles en marmonnant encore et encore contre la blonde qui refusait de croire mes propos. Comme si une montre ne pouvait pas retarder de plusieurs jours, voir de semaines ? C'était bien joli, mais ce n'était pas elle qui avait une vie ailleurs et loin de ces plaines. Enfin si on pouvait considérer que j'avais encore une vie à l'extérieur, omis ma femme (et encore à voir si elle n'avait pas entamé les procédures de divorce), il ne restait plus grand chose. La bouilloire siffla, indiquant que le breuvage d'or pouvait être préparé dans les règles de l'art. J'avais fini par connaitre cette infusion par cœur, la quantité, le temps, la température, le rituel était désormais naturel et quotidien.

Je marmonnais encore entre les gorgées, m'écriant à une entité invisible mon injustice, lorsqu'une main me fit sursauter. Tiens lorsqu'on parlait d'entité trompeuse et de vile créature dissimulée par une apparence douce. Il était aisé de savoir à laquelle des deux jumelles j'avais à faire vu le sourire qui en disait long. Poussière, ce n'était pas le jour et je sentais que la situation allait vite déraper. Je la gratifiais à peine d'un sourire, sachant que c'était une question de secondes avant qu'elle ne commence les hostilités. Dans un sens, je me retrouvais en cette jeune fille, môme aussi difficile et indomptable que je l'avais été. J'en avait fait baver comme elle le faisait actuellement. Certes la maturité et l'éducation avaient fini par prendre le dessus, ou presque. Il fallait l'admettre, je n'était pas l'adulte le plus responsable et mature du monde (enfin des mondes).

Je haussait un sourcil à l'évocation d'un cadeau, m'attendant au pire et j'avais probablement raison. Je soupirais en voyant la pauvre bête apeurée qui cherchait un petit trou où se glisser et disparaître. Reste calme Pal, tu gères, ne t'emporte pas, ça ne ferait que lui faire plaisir. Il n'y avait plus qu'à se contenir, doigts picotant à la pensée que la rousse tentait de faire remonter. Heureusement que j'avais le thé à portée de main, le thé était un parfait analgésique.

Poussière, pourquoi avais-je pris une si grande gorgée ! Le goût infecte et immonde envahissait mes papilles, embrassant ma langue alors que ça me donnait envie de vomir. C'était ignoble, immonde, répugnant, imbuvable, dégueulasse et tout ces mots étaient lisibles sur mon visage. Je refusait de garder ce contenu ou même de l'avaler. Je n'osait pas imaginer cette sensation dans mon estomac. Le tout s'était produit en quelques secondes, le liquide ressorti donc par la bouche et en direction de la jeune femme, la trempant de ce doux mélange de thé chaud et de menthe. La vengeance n'avait pas été intentionnelle, mais bien méritée.

Les manières disparurent, étiquette de noblesse s'évaporant en un éclair, gestes s'élevant dans les airs dangereusement au risque d'assommer celui qui oserait s'approcher un peu trop. « Tu n'es qu'une petite idiote inconsciente, une psychopathe manipulatrice, une montre sans aiguille, un parangonnage mal aligné, une sorte de boustrophédon déphasé et une tasse ébréchée ! De la menthe ! De la menthe dans mon thé ! Aurais-tu perdu l'esprit ? Ta mère ne t'as donc pas appris que la menthe est le fruit d'une malédiction ? Une plante horrible et dangereuse ? Enfin tout le monde sait ça ! Tu aurais pu me tuer ! M'étouffer ! Assassine ! Meurtrière ! Truite sans cervelle ! Gâteau moisi ! Chicon ! Tasse ébréchée ! »
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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Mer 9 Déc - 11:28

Un jouet amusant

Qui déteste la menthe


La colère brule et réduit en cendre tout discernement. Tout ça pour un malheureux bout de menthe. Ma tête s’incline légèrement sur le côté tandis que Palareth me hurle dessus comme un dément. Et après les habitants de l’autre monde disaient que nous étions fous. La menthe le révulse et fait prendre à son visage un aspect monstrueux. Il vire au blanc, au vert, au rouge. La colère prend le pas, la colère consume. Il en recrache son thé sur moi. Mes deux mains pendent et se secouent, comme des chiens voulant s’égoutter, je dois avoir un air piteux ainsi trempée. Peut-être est-il satisfait ?

Il semblerait que non, sa furie continue, brule, consume, réduit en cendre. Elle lui fait froncer les sourcils et monter sa voix d’une octave. Elle le rend fou et ces propos ont une cohérence douteuse.  Un sourire doux et amusé lui répond, comme quand j’étais avec Némys, cela avait plutôt tendance à l’énerver encore plus. Ou peut-être était-ce à cause du fait que je continuais à argumenter ? Qu’importe.
Des gouttes descendent le long de mes mèches et s’écrasent sur mes épaules. C’est froid…. Je marmonne, la nappe attire mon attention, elle fera une excellente serviette. Je manque de tout renverser en m’en servant, surtout lorsque je la brandis pour me défendre des postillons de Pala. Ces mots sortaient dans un flot ininterrompu, se bousculant, s’écorchant. Il devrait faire attention à mieux articuler s’il ne voulait pas blesser ses mots, cela finirait par lui jouer des tours. En attendant que ce jour n’arrive, il tentait de me noyer sous la salive qui s’accrochait aux lettres et virevoltait sous la puissance de son courroux.

Je me cache et le rongeur s’enfuit dans un couinement. Je n’ai même pas le temps de tendre la main pour rattraper sa queue. Il me file, littéralement, entre les doigts.

-Ha ba t’es content maintenant ? Elle est partie

Pff, vraiment quel gâchis. Je brandis mon bouclier et il hurle de plus belle, en ne prêtant pas le moins du monde attention à mon cadeau. Un goujat, si vous voulez mon avis. La moindre des choses aurait été de me remercier pour mon attention, de dire bonjour. La politesse c’était important, enfin d’après maman. Je n’étais pas totalement convaincu de la chose. Cependant, la frustration de le faire remarquer à ceux qui y manquait était suffisamment divertissante pour que je le fasse scrupuleusement dès que l’occasion s’en présentait.

-Ba quoi c’est bon la menthe. Mon ton se fait malicieux, je lui souris d’un air innocent, sachant pertinemment la provocation que je lui lance à la figure.

Une fois que la voix s’éteint, que les phrases s’amenuisent, épuisées, il ne reste que des braises qui donnent à ses joues une teinte cramoisie. Les pieds sur la chaise, je m’accroupis comme un chat. Guettant le moment où il n’en pourrait plus, ou il me sauterait dessus, main en avant. Il était toujours un peu délicat de savoir qui tenait le rôle du chat ou de la souris, mais il était évident que je menais la danse.
Il ne pouvait donc qu’être le rongeur.
J’étais certaine d’avoir bien trouvé cette fois, il était trop timide pour l’admettre, c’est tout. Je parle du daemon, pas de sa place dans le jeu (cette question ne se posait même pas). Je prends tout de même le temps de me servir un peu de thé, le regardant sous cape. Je prends la feuille de menthe dans sa tasse et la croque, prête à sauter au moindre geste de sa part. Etait-ce une provocation ? Sans doute, mais j’aimais aussi la menthe. Il était tellement amusant, comment ne pas faire autrement que de l’embêter ? Malgré les apparences, j’avais de la sympathie pour lui, même si la conclusion de nos jeux ne s’était pas toujours bien passée pour moi.

Les muscles de ces joues tressautaient encore, il ne s’était pas calmé.

-Une truite… Ce n’est pas très gentil ça, ou peut-être que ça l’est en fait... Mais, tu sais, confondre une fille avec un poisson, c’est le début de la folie.

Je bois le liquide. Il était parfaitement préparé, il manquait juste un peu de sucre. Il n’y en avait pas sur la table, je hausse les épaule, me lever aurait demandé à ce que j’abandonne mon compagnon. Nous venions seulement de commencer les hostilités, cela aurait été bien désobligeant de ma part. Il en aurait été déçu aussi, j’en suis certaine.

-D’ailleurs, tu as dit tasse ébréché deux fois. Tu te fais vieux. Mais c’est surement parce que tu es bientôt à un an sur nos terres. C’est toujours un cap décisive les un an.


Décisif, à vrai dire je n’avais pas la moindre idée de pourquoi cela devait l’être. Peut-être commençait-il à se faire une raison au fait de vivre avec nous au delà de ce labs de temps ?  Je l’avais entendu ce terme, furtivement, comme un écho timide. Je l’avais retenu sans trop savoir pourquoi. Je n’étais pourtant pas totalement d’accord avec ça. Je veux dire, tout les jours pouvait être un cap décisif, pourquoi la décision ne venait-elle qu’au bout d’un an ? C’était stupide… Si nous étions fous, ils étaient nigauds pour ne pas voir tout ces choix qui défilaient chaque seconde, faisant les beaux, paradant, dans l’espoir qu’on leur prête attention et qu’on les prennent pour compagnon.

-Tu voudras un cadeau d’ailleurs ? Je ne sais pas quand est ton anniversaire, mais au final c’est tout comme, non ?

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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Jeu 17 Déc - 17:28

Vile enquiquineuse
gâcheuse de thé

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Rien n'aurait pu dévoiler ma classe sociale d'origine en cet instant, je devais ressembler à un ivrogne à qui on avait promis le meilleur des alcool alors qu'on venait de lui servir de l'eau souillée. Il n'y avait plus rien de distingué, de droit, de stricte. Je n'osais pas imaginer un seul instant le résultat si j'avais été allergique aux maléfiques feuilles vertes qui gisaient fièrement au fond de ma tasse. Dans un sens, ça ne ferait que confirmer mon dégoût, le rendre crédible et visible pour monter une véritable théorie sur cette conspiration invisible. Une pomme verte se trouvait à proximité, j'arriverai à faire passer le goût immonde avec celui du fruit que je considérait comme divin. Bien entendu, je l'aurai préférée en tarte ou en chausson, véritable péché mignon qui m'avait poursuivit toute mon enfance à Balgram, mais ce n'était pas vraiment le moment de faire la fine bouche. La morsure dans la chair croquante du fruit m'empêchait de continuer à faire sortir les mots malgré le sourire de la rouquine, à ce qu'ils s'emballent comme toujours sans aucune raison. Un jour, j'en étais certain, je finirai par m'étouffer avec ma propre langue.

« Elle est mieux dehors que dans un sac à être secouée dans tous les sens. C'est un peu comme si un géant nous enfermait dans une toute petite boite qui nous donne le mal de mer. » Répliquais-je sèchement à l'évocation du rongeur, toujours froid, mais moins dans des hurlements et autres exacerbations dues à la colère et au choc qui persistait sur mes gencives malgré le goût sucré de la pomme qui disparaît au fil des bouchées. Je ne sais pas ce qui me prenais de rester assis là à attendre qu'elle continue encore et encore avec son sourire plus qu'énervant. Je commence lentement à comprendre le ressentis de certaines personnes, à commencer par mes parents, lorsque je levais la tête bien haut et commençait à les faire tourner en bourrique. Comment Poussière ont-ils fait pour ne pas m'étrangler et me découper en milliers de petits morceaux ? Comment Poussière les crocs du molosse de mon géniteur ne s'étaient pas refermés une bonne fois pour toute sur ma toute petite âme et la réduire à néant dans un éclat de poussière d'or ?

Je me renfrogne, moue boudeuse alors que je change de tasse, prenant soin de garder les mains de la jeune fille dans ma vision périphérique. Celle-là avec un Daemon, elle serait pire qu'une vraie terreur. Déjà qu'elles étaient deux, mais alors quatre... Je lui laisse la menthe volontiers, qu'elle se nourrisse de cette plante du mal donc, je n'en ai que faire. La tasse fumante se porte à mes lèvres, breuvage d'or au goût de thé uniquement, nettoyant ma bouche et apaisant les tensions l'espace d'un instant. Reste calme Pal, elle ne vaut pas la peine qu'on entre dans ce jeu, tu n'as plus vingt ans.

« Je n'en ai pas souvenir, tu as probablement mal entendu. » Je hausse les épaules. C'était toujours comme ça, enfin depuis la disparition de Guinerain, une fois énervé, les mots s'enchainaient, s'emballaient et je perdais le fil. Une sorte d'effet secondaire tout à fait étrange, comme si je devais compenser pour deux au lieu d'un.

« Ça ne fait certainement pas un an. Est-ce que je ressemble à un type de trente-trois ans ? Non, enfin je ne pense pas, même si tu vas probablement me dire le contraire pour me faire mousser, tu aimes ça faire mousser, tu devrais devenir lavandière, ça t'irait bien et tu ferais un sacré paquet de mousse. Qu'est-ce que je disais déjà ? Je sais quand même depuis combien de temps je suis ici, à moins que ce ne soit encore cette fichue montre. » La dernière réflexion était plus une pensée à voix haute, jetant un œil à l'objet de tous les maux, je devrais probablement l'offrir à Lilial une fois que je partirais, elles devraient s'entendre, même si Avaïane m'en voudrait probablement de laisser sa création entre les mains d'une des jumelles. « Si c'est encore une souris, je ne préfère pas, elle serait malheureuse. » Je marmonnais tout en faisant tourner ma petite cuillère dans le breuvage, y créant un mini maelstrom.
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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Lun 28 Déc - 10:29

Un jouet amusant

Qui déteste la menthe


Je fais la moue, Pala n’avais visiblement aucun intérêt pour le rongeur, allant même jusqu'à dénigrer mon beau cadeau que j’avais mis tant de temps et d’ingéniosité à lui trouver. Bon… Ce n’était pas tout à fait vrai, mais qui irai le savoir ? Némys mis à part, mais elle n’était pas là pour me le faire remarquer, donc je pouvais bien faire croire ce que je voulais.
En cet instant c’était donc la véxation face à l’ignoration de l’homme que je faisais croire. Et OUI véxation et ignoration étaient des vrais mots. Au moins ne hurlait-il plus. C’était toujours un peu compliqué de discuter avec une personne qui criait, cela sous entendait qu’il fallait parler plus fort qu’elle pour se faire entendre. Sauf qu’en général c’était un échange montant crescendo jusqu'à ce que la voix se brise et que le silence reprenne ses droits. Pour résumer, c’était difficile et épuisant.

Je n’avais aucune envie d’être épuisée à cause de Pala, sans mauvais jeu de mot. Par contre, le contraire me tentais bien, mais je n’étais pas sure d’avoir le temps. Si je laissais Nemys seule trop longtemps, elle allait encore se mettre en colère… Mes tympans ne résisteraient pas aux hurlements de Nemys après ceux de l’amputé.
Là encore, rien n’étais simple quand on avait une moitié d’âme qui était si exigeante. Concilier besoin personnel primaire, ne m’incluant que moi et secondaire incluant Nym’…hé bien ce n’était pas de tout repos. Au moins cela avait le mérite de tenir le monstre étouffant de l’ennuie à l’écart.

Je bois une gorgée et secoue tristement la tête. La vieillesse était un fléau, Pala n’avait pas encore de cheveux blanc qu’il devenait sénile. Il m’avait bel est bien traité de truie, ou de truite, enfin d’animal quoi. Il faut dire que dans le flot agité de ses paroles, les mots en perdaient leur latin et leur sens s’échappait. Ce n’était donc pas toujours évident de le suivre et de le comprendre.
Je réponds par l’affirmatif à sa question. J’aurais même tendance à dire qu’il faisait dans les quarante. Il faut dire que les années ne payait pas mine. De mon point de vue, il était simplement vieux. Assez pour que je ne sois pas étonnée qu’il perde la tête et ne sache même plus compter les jours, ou encore de se rappeler de ses paroles.

-C’est pas la montre le problème Pala. Avoue, en fait tu ne veux pas rentrer, c’est pour ça que tu te trouve des excuses ? Même moi, j’ai rarement réussis à mettre Ava autant en colère que quand tu commence à dire que c’est sa montre qui a un problème.

Il faut dire que les disputes de ces deux là à propos du temps étaient de notoriété publique. Pourtant, chose étrange, ils s’entendaient comme lurons en foire. Mais taquiner la douce Ava sur ces créations et le temps tout puissant la transformait littéralement en une créature sans pitié à faire froid dans le dos. Enfin pour le commun des mortels, ce que je n’étais, précisément, pas.

-Non, non pas une souris. Je trouverai mieux que ça. Et puis je ne saccage un anniversaire que quand je n’aime pas une personne. Toi je t’aime bien, enfin en général. Si tu veux je pourrais te montrer des endroits vraiment beaux. Tu n’as jamais vraiment exploré la région pas vrai ?


Je ne le voyais pas trop crapahuter et me suivre dans mes expéditions, mais pourquoi pas après tout ? Nym’ ne serait surement pas d’accord, comme tous les amputés, elle se méfiait de l’homme. Sauf quand je partais avec Hasard, je n’aimais pas trop vadrouiller loin d’elle. Il faudrait que je trouve un moyen de la convaincre si je devais partir dans cette aventure, pour qu’elle accepte de me suivre. Une aventure sans elle, ça n’en était pas vraiment une, comme l’une sans l’autre, une moitié d’aventure ? Oui je pense que ça correspondait bien.

-En fait c'est comme quand on fait une bêtise, tu ne veux pas retourner chez toi pour ne pas te faire engueuler. C'est un peu lâche comme comportement. Je te comprends un peu tu sais, Nym' et Maman sont effrayante en colère. Mais c'est lâche quand même.

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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Sam 2 Jan - 21:48

Vile enquiquineuse
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Je soupirais, entamant une longue, très longue, trop longue gorgée. C'est marrant, d'habitude j'étais pour la discussion, la compagnie, les échanges de mots et de tirades aux longueurs à faire pâlir les bègues et les cucurbitacées mous du genoux. Je n'aimais pas la solitude, la solitude c'était ennuyeux, c'était le mal incarné, c'était la poussière dans une version qui ronge et vous rend fou, mais jamais je n'avais autant voulu être seul à cette fichue table qu'en ce moment. J'avais eu ma dose pour aujourd'hui et l'envie de retourner me tapir au fin fond de la tente sous les couvertures et ne plus en ressortir avant la nuit tombée était de plus en plus forte. Limite, je prendrai une théière et quelques pommes pour tenir l'après-midi et la soirée, même si je risquais fort de me prendre la tête avec moi-même. C'était quand même la pire des choses être confronté à soi-même et ses propres divagations surtout que je n'étais pas vraiment fait pour m'entendre quand j'étais seul.

« Je n'ai jamais mis Avaïane en colère, c'est plutôt l'inverse si tu veux savoir. Elle est butée l'horlogère, comme si ses montres étaient incassables ou même infaillibles ? Une montre ça s'use, ça se perd et surtout ça déraille parce que c'est vicieux. Ne viens pas me dire que tu n'as jamais cassé une de ses montres. »

Lilial était peut-être une montre en fait. Vicieuse, trompeuse avec son petit air innocent, avec de jolis rouages et aiguilles. Et si c'était en fait une création d'Avaïane, montre à forme humaine avec pour inspiration sa sœur ? Sœur qui ne devait alors plus être sa sœur, mais la personne ayant donné un visage à cette étrange créature automate. Il fallait aussi que cette montre résiste au thé puisqu'elle avait été aspergée, à moins que ce ne soit la menthe qui l'alimente, dans ce cas c'était tout à fait logique et plus que probable. Il fallait que je trouve un moyen pour qu'elle dévoile enfin ses plans et admette qu'elle était une montre qui passe son Temps à me faire tourner en bourrique comme sa jumelle. Enfin jumelle dans ma poche, la montre, pas sa jumelle jumelle qui lui servait de modèle d'apparence.

« Serais-tu une montre ? » Moins subtil que ça, tu meurs Pal. « Non en fait, je sais que les montres aiment me faire tourner en bourrique, comme si je ressemblais à un âne et curieusement tu as beaucoup de points communs avec, même si tu ne fais pas tic tac. Enfin soit. Il n'y a que les montres pour gâcher des anniversaire et faire passer le Temps de la sorte. A moins que tu ne saches pas toi-même que tu es une montre automate, dans ce cas je viens probablement de t'apprendre quelque chose. Tu devrais demander à ta sœur, je suis sur qu'on a du te mettre son visage, après tout il fallait bien quelqu'un. Qu'est-ce qu'on ressent quand on est une montre ? Non sérieusement je me suis toujours posé cette question. D'ailleurs c'est marrant ça, une montre qui aime l'exploration. Je l'ai fait un paquet de fois d'ailleurs, crois-moi ou non j'ai toujours eu un côté casse-cou aventureux, remarque je ne serais certainement pas là si ça n'était pas le cas. Je fourre toujours mon nez où il ne faut pas, m'enfin ça m'apprendra. Puis ce n'est certainement pas une question de lâcheté, là d'où je viens ils sont du genre pas très joyeux et à te tirer une balle entre les deux yeux si tu rentres un peu trop tôt. »

Longue inspiration après cette tirade, retrouvant enfin de l'oxygène et posant à nouveau mes mains autour de ma tasse de thé après avoir gesticulé dans tous les sens, incapable de tenir une seconde en place. J'aurai du être un poulpe, plein de tentacules qui gigotent dans tous les sens, c'est plus fluide que deux bras désarticulés qui font de grands gestes après tout.  

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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Jeu 21 Jan - 18:28

Un jouet amusant

Qui déteste la menthe




Toucher, un point pour lui. Touché-coulé ? Peut-être pas. Cependant, les montres n’étaient pas infaillibles, c’était un fait. J’étais toujours persuadée que leurs aiguilles ne tournaient pas dans le bon sens, avec la rythmique correcte. J’avais beau l’expliquer, personne ne m’écoutait. Enfin, ce n’était pas bien grave, l’ignorance était parfois préférable, à ce qu’on disait. Je pouvais au moins leur concéder ça. Ils ne voyaient pas à quel point leurs synchronismes étaient une aberration malsaine, ce n’était pas plus mal.

Pourtant, ce n’était pas au sens où l’entendait Palareth. Pour moi, il se voilait la face. Il avait pris goût à la vie de l’autre côté, et comme beaucoup, ne voulait pas l’abandonner. Comme tout ces prétentieux, soit disant cohérent, l’avaient fait en le jetant ici. Qu’importe, c’était son choix que de se voiler la face. Je n’étais pas là pour lui faire ouvrir les yeux et – soyons honnête - plus il resterait longtemps ici et plus je pourrais m’amuser.
Je fronce les sourcils à sa question. Non mais… ca commençais à bien faire, après la baleine, la truelle ou je ne sais quoi, maintenant il me prenait pour une de ces montres. Pratique, mais oh combien insipide. Je n’étais pas insipide. Cela voulait dire que l’ennui m’avait perfidement incorporée dans son manteau de monotonie. Non, vraiment, je n’y tenais pas du tout. Je frappe la table du point pour l’arrêter dans son monologue. Il s’écoutait plus parler qu’il ne discutait. C’était le souci avec lui. Il pouvait tenir une conversation avec lui-même sans même se rendre compte que ces interlocuteurs l’avaient fuis.

-Pala ! Pourquoi diable veux-tu que je sois quoique ce soit d’autre que moi ? Éventuellement, je ne suis que le double de Némys. Mais pas d’une montre, d’un poisson ou de je ne sais trop quel mobilier. Je ne te compare pas à cette table moi !

Table qui me lançait d’ailleurs un regard réprobateur. Enfin, c’était façon de parler, une table, ça n’avais pas de yeux. Mais c’est certainement ce qu’elle ferait si elle en avait eu.

-Tu sais que tu ressemble plus à un vieux grabataire qu’à un explorateur. Si tu veux que je te crois, va falloir le prouver ! Raconte-moi quelque chose comme preuve !


Je me rassois dans mon siège, contente de moi. Je le toise en croisant les bras, l’air déterminé. Il était toujours très tatillon dès que je le comparais à une personne âgée. Le pauvre, la sénilité l’avait déjà prise dans ses filets. Il ne se rendait même pas compte de la triste réalité : il était déjà vieux. Plus que moi en tout cas, c’était amplement suffisant.

-D’ailleurs, qu’est ce que tu as bien pu faire de siiii grave pour être envoyé ici. Ceux de Belgram prennent ce monde pour une poubelle et ils ne font que nous envoyer leurs déchets. Tu n’as pas l’air bien dangereux ou roublard. Enfin, peut-être un peu joueur, mais c’est tout quoi.

C’était un tantinet problématique d’ailleurs. Si la perte de leur daemon avait tendance à les rendre désœuvrés. Ce n’était pas toujours le cas au début. Je ne vous dis pas les problèmes que certains pouvaient provoquer, croyant que tout leur était dû. Qu’ici on leur pardonnerait, qu’on ne dirait rien. Nous ne sommes pas sans défense non plus et si nous sommes relativement pacifistes, il y a bien un jour où tout ces orgueilleux de Telgram se prendront un revers dont ils se souviendront. Je participerais à l’opération avec joie même, l’ennuie se tenait loin de ce genre d’évènement.


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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Lun 25 Jan - 16:20

Vile enquiquineuse
gâcheuse de thé

Sales gosses



Je sursaute en voyant la jeune rousse frapper du poing sur la table, sourcils se haussant de surprise alors que je tente de comprendre le geste. Serait-elle une montre dans le déni ? Détestant ce qu'elle est au point de s'emporter dès qu'on découvrait sa véritable nature ? Quoi qu'une montre ne frappait pas du poing sur la table, encore faudrait-il qu'une montre aie des mains. Dans ce cas comment savoir si une montre pouvait s'emporter de la sorte si elle n'avait que des aiguilles pour s'exprimer ? Tout ça devenait compliqué, trop compliqué. Une gorgée de thé serait le bienvenue. J'en profite pour lui servir aussi une tasse dans un élan de générosité, faisant glisser la porcelaine vers elle.

« Pourquoi voudrais-tu me comparer à cette table ? Je n'ai que deux jambes et je ne suis pas en bois. Je ne sais pas, j'essaie juste de comprendre comment ça marche d'avoir une sœur Daemon, j'ai juste l'impression qu'il y a un truc qui m'échappe avec vous deux, qu'ici c'est juste impossible, c'est terriblement frustrant tu sais. » Soupirais-je, résigné et à moitié boudeur tout en haussant les épaules et portant la tasse à mes lèvres pour en boire une nouvelle gorgée. J'en étais à combien de tasse aujourd'hui d'ailleurs ? Moi qui essayait de diminuer un brin ma consommation journalière c'était raté.

Je m'indignais face à sa remarque, manquant de m'étouffer avec mon thé, avalant de travers dans une toux désagréable. Une fois calmé je fronçais les sourcils, moue boudeuse s'installant définitivement sur mes traits. « Vieux grabataire ? Comment ça vieux grabataire ? Tu exagères je ne suis pas mourant, je n'ai pas encore de rides, enfin oui bon pas la peine de relever je commence à avoir des pattes d'oie, je sais. J'ai quoi ? Une petite douzaine d'années en plus que toi ? J'ai l'impression que tout ce qui a plus de vingt ans est vieux pour toi. Si tu veux savoir j'étais un véritable pro en ce qui concernait la quête d'objets rares, j'aurai même adoré être antiquaire, m'enfin ça c'est une autre histoire. Je passais mon temps à grimper aux arbres et voler des pommes avant de me faire poursuivre par les propriétaires. Bon ça, ça remonte a il y a quand même un moment, mais j'ai tout de même tenté d'escalader un champignon l'autre jour ! D'accord c'était un échec cuisant, mais ces foutus champignons sont terriblement glissants. Après tenter de l'escalader à mains nue n'était peut être pas l'idéal, pas ma faute si je n'ai pas du matériel de grimpeur. »

Les mots sortaient tandis que mes doigts faisaient tourner encore et encore la petite cuillère dans ma tasse, ne m’arrêtant que pour respirer et réfléchir un instant à la suite de ma tirade. Lui dire la vérité ? Bof classique, peu impressionnant, elle ne comprendrait probablement pas. Mentir ? Ça pouvait vite tourner au vinaigre, tout dépendait de ce que ma langue allait sortir et je n'avais certainement pas le gabarit d'un tueur psychopathe et récidiviste ou alors je cachais bien mon jeu, même à moi-même. « Si je te dis que j'ai dérobé un véritable trésors antique en pleine exploration de vestiges anciens ? » Oh ça commence bien ça Pal, tu tiens un truc. « Le tout après avoir braqué une banque et tuer cinq hommes. » Non doucement, tu vas un peu loin, tu t'enfonces.

« Bon d'accord peut-être un demi-homme. Ou pas d'homme du tout. En fait non y a pas de trésors, tu vas encore me prendre pour un vieux avec une obsession de l'argent et je n'aime pas beaucoup l'argent. Enfin bref pourquoi est-ce que je te raconte tout ça ? Tu n'essaierais pas de m’embobiner pour que je te raconte ce que je fais ici pour mieux me piégé après ? Bon tu sais quoi, je vais te le dire, mais je doutes que tu comprenne. Faux et usage de faux. Je suis là parce que justement j'ai empêché qu'on soit là, enfin qu'on balance des gens "a la poubelle" comme tu dis si bien. Oui dit comme ça c'est un petit peu compliqué, mais je changeait quelques mots sur des dossiers, je planquais quelques preuves, je travaillais dans la justice. Eurk cette fin de phrase me paraît toujours aussi peu naturelle. Au final je devrais me reconvertir comme antiquaire maintenant que je n'ai plus de boulot remarque. »

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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Lun 1 Fév - 22:29

Un jouet amusant

Qui déteste la menthe




Encore cette histoire de Daemon. Il n’y avait rien à comprendre, pourquoi ne pouvait-il pas simplement nous croire sur parole. Nous le savions nous, nous le ressentions. L’une avec l’autre nous étions entière, éloignées, il y avait toujours ce malaise dérangeant. Cette solitude crasseuse qui alourdissait nos pas. Pourquoi donc vouloir absolument nier l’évidence. Expliquer avec des mots, rationaliser dans un monde ou tout était changeant. Seule l’heure du thé était respectée, le reste n’était que poussière.

-Ne sois pas jaloux Pala. Ne crois pas que c’est évident pour autant. N’être qu’une moitié de personne à des inconvénients aussi. Daemon ou pas.

Nous étions incomplètes séparées. C’était tout, l’une emportant les sentiments que l’autre ne pouvait ressentir. C’était ainsi. Je ne pouvais décemment pas expliquer mieux que cela. De toute façon, ce n’était pas comme s’il écouterait. Ils n’écoutent jamais, trop occupés à vouloir trouver une explication à ce qu’ils jugeaient impossible. Pour peu qu’ils veuillent bien nous croire. Bref, ce genre de conversation était fatigante et ennuyeuse.

-Et moi alors, j’ai l’air d’être faite de métal et de cliqueter avec cette cadence inexacte ? Je veux dire, comment diable peuvent-elles êtres toutes sur le même rythme. C’est forcément qu’il y a un souci quelque part. C’est bien trop évident, attendu, pour que ça soit la bonne fréquence.

Le monde ne pouvait pas être si monotone. Le temps ne devait pas l’être. La preuve, selon que l’ennui s’accrochait à votre temps, il le ralentissait, le rendait infiniment long, insupportable. En le chassant, les aiguilles pouvaient reprendre leurs courses inlassables. C’était une preuve que les montres étaient dans l’erreur.
Je ne pouvais donc pas en être une.

Je secoue tristement la tête devant la tentative pitoyable de Palareth à me narrer ces exploits. Escalader un champignon… Tout le monde savait qu’il fallait s’enduire les mains et les pieds d’une substance qui empêchait les fluides de vous faire glisser. Ustensile d’escalade n’échappaient pas à la règle. D’ailleurs un champignon ca ne s’escaladait pas. Il y en avait de vénéneux ou des hallucinogènes, arrivé près du chapeau, les spores qu’ils dégageaient vous contaminaient en une poignée de seconde. C’était le meilleur moyen de se rompre le cou.

J’avoue…



Je l’avais appris à mes dépends…

-Si tu veux être en hauteur ce ne sont pas les champis que tu dois monter, mais les fleurs. Quoi que certaines sont bien trop susceptibles pour cela. Le plus sûr reste les arbres, mais c’est moins exotique, je te l’accorde.

N’empêche qu’un arbre, c’était toujours conciliant.

-T’es pas foutu d’escalader un mur… Alors de là à voler un trésor antique… C’est pas très crédible.


Je fronce le nez quand il crache enfin le morceau. Enfoncée sur le dossier de ma chaise, les bras croisé autour de ma poitrine, je n’arrivais tout simplement pas à comprendre. Qu’y avait-il de si terrible dans ce qu’il avait fait ? C’était beaucoup moins palpitant que ce dont je m’étais attendue. Je m’étais imaginée une histoire alambiquée de femme trompée, d’honneur bafoué et d’un piège sadique élaboré à son encontre. Au lieu de ça, il s’agissait d’une vulgaire histoire de paperasses. Vraiment les gens de l’autre monde se prenaient la tête pour des broutilles.

-Dis, qu’y a-t-il de si terrible dans le fait d’être ici ? Je veux dire, on vous accueil, on partage notre thé, on ne vous fait pas de mal. Alors, pourquoi est-ce une punition d’être ici ? Et qu’est ce qui justifie que vous ayez si peu de respect pour nos territoires. Nous envoyer vos âmes damnés comme si de rien n’était. Vous n’avez pas peur que ça se retourne contre vous ? Vous vous croyez tellement en sécurité pour vous croire tout permis ? On ne compte pas nous ?

J’aurais me sentir impuissante, en colère ou … Je ne sais pas trop en fait. Mais je n’avais récupéré que la curiosité et c’était elle qui prenait le pas, le plus souvent, dans ce genre de situation. Je ne voyais pas comment ces gens de l’autre monde, qui paraissaient tellement évolués (d’après leur dire) pouvaient être si étroits d’esprits. Leur monde était tellement obscur, le cœur de leur habitant tout du moins. Il semblait incapable de simplement profiter. Il fallait qu’ils perdent leur énergie dans des stupidités telles que des papiers, des lois, des étiquettes.
Ce devait être tellement fatiguant… Ennuyeux.

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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   Lun 8 Fév - 21:38

Vile enquiquineuse
gâcheuse de thé

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La remarque m'indignait. J'étais désormais parfaitement bien placé pour comprendre ce que c'était d'être une "demi-personne", moitiée envolée dans un éclat de Poussière d'or des mois plus tôt. Ma mine renfrognée ne changea donc pas, toujours aussi méfiante et bougonne. Je hausse les épaules en guise de réponse, ne préférant pas commencer à débattre là dessus, c'était ennuyeux, douloureux et j'avais déjà bien assez abusé du thé pour l'instant. Il fallait tout doucement que je pense à diminuer les doses pour mon retour à Balgram, là où il était rare et précieux, de l'or liquide, mais en beaucoup plus clandestin.

« Pourquoi voudrais-je escalader une fleur, ça reviendrait à l'écraser, c'est plutôt cruel non ? Tu me diras, c'est la même chose pour les champignons, mais les champignons sont comestibles, là est toute la différence. Enfin oui une fleur est aussi comestible, mais tu avoueras quand même qu'un champignon a plus de goût qu'une violette. Puis tu crois que je n'ai jamais tenté les arbres, je suis un pro d'escalade de pommiers ! Et je ne te permets pas de douter de mes capacités ! » Répliquais-je à ses conseils probablement douteux connaissant le phénomène.

Rien qu'au regard d'incompréhension de la jeune fille, je pouvais deviner que la logique de la chose lui échappait, à moi aussi à vrai dire. Avec un peu de recul, cette peine en devenait même ridicule. Je haussait les épaules, tout autant dans le brouillard qu'elle, même si j'avais les années d'éducation et de cours ennuyeux sur le système judiciaire de Telgram et une dizaine d'années dans le métier en plus.  

« La punition ce n'est pas vraiment le fait de venir, on ne peut pas dire qu'être dans un décors pareil soit horrible et une torture, c'est même plutôt des vacances. En fait la punition c'est parce que ce monde nous arrache notre âme. Imagine qu'on te lance à Telgram et que Nemys disparaisse à jamais, c'est un peu ça. Tu sais j'en suis à penser comme toi, que c'est idiot, que c'est cruel et ce n'est agréable pour personne, à part probablement les nobles snobinards et le conseil. Il faut toujours que les choses soient compliquées, un truc de "vieux" ça. Un truc de vieux un peu trop vieux d'ailleurs si tu veux mon avis. »

Nouvelle gorgée de thé afin de terminer ma tasse, précédée par un long soupir las. Je finis par glisser quelques pommes dans mes poches histoire de tenir la soirée avec leur goût juteux, à défaut d'avoir une tarte sur la table. « Je te laisse, il est grand temps que le grabataire ait dormir, à mon âge. » Le ton d'un homme de quatre-vingt ans est imité à la perfection, faisant mine de me relever avec des rhumatismes avant de disparaître.
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MessageSujet: Re: Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]   

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Le loire s'est transformé en souris à cause de la menthe. [Avec Pala]
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